Pour une MRC plus verte

Par Nathalie Deraspe

Hydro-Québec propose un deux pour un

À moins de négligence crasse, les résidents des Pays-d’en-Haut pourront s’offrir d’ici l’été un projet collectif aux frais de la société d’État. Celui-ci pourrait être financé jusqu’à concurrence de 165 000$.

En 2003, Hydro-Québec lançait son Plan global en efficacité énergétique (PGEÉ). Le but, réduire la consommation totale d’énergie de ses clients. Pour y arriver, la société d’État avait distribué un questionnaire qui dressait le diagnostic résidentiel de chacun des ménages participant.

Même si le bilan était accompagné d’une foule de conseils visant à réduire leur facture d’électricité, seulement 840 000 rapports ont été émis jusqu’à présent.

L’année dernière, Hydro-Québec y est allé d’une nouvelle offensive. Cette fois, on allait impliquer les régions. Leur offrir la possibilité de créer un projet commun à même les revenus tirés des questionnaires. Un incitatif de taille, où le client se retrouve dans une situation gagnant-gagnant.

Pour chaque document complété en ligne, Hydro-Québec versera 35$ (compte tenu des frais de manutention, on versera 5$ de moins pour la version papier ).

2e région au Québec

La MRC des Pays-d’en-Haut est la deuxième région de la province après la Mauricie à endosser ce projet-pilote. Dans les Pays-d’en-Haut, seulement 7% des personnes qui n’ont pas encore répondu à l’appel représente des aînés, des familles à petit budget ou des locataires. Il faut donc compter sur la bonne volonté des couples et personnes seules d’âge moyen pour parvenir au but.

Les maires de la région ont déjà plusieurs projets sur la table et doivent définir lequel de ceux-là fera l’unanimité dans la population d’ici le 12 février. Parmi les idées énoncées, plusieurs ont proposé de raccorder le corridor aérobique au parc linéaire Le P’tit train du Nord, un projet qui sourirait tant aux résidents de la région qu’aux touristes et villégiateurs.

Chaque demande doit miser soit sur la culture, les sports et loisirs, l’environnement ou faire l’objet d’initiatives communautaires. Celles-ci doivent favoriser la mobilisation de la population, être accessibles à l’ensemble de la communauté, avoir un caractère permanent, contribuer à l’amélioration du cadre de vie et s’intégrer harmonieusement au milieu. La création de ce projet collectif repose désormais sur les épaules de 15 747 personnes. Hydro-Québec se donne trois ans pour courtiser l’ensemble des régions par cette nouvelle approche.

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