«PQ: D’enterrés à encensés», dit Cousineau

Par Nathalie Deraspe

Il aura fallu peu de temps aux Claude Cousineau et Lucie Papineau de ce monde pour se ranger derrière la nouvelle vedette du PQ. Comme tant d’autres députés ou anciens élus, ceux-ci n’auraient pas raté la première sortie de Pauline Marois pour tout l’or du monde.
«J’ai su qu’elle acceptait à 5 hres et une demie-heure plus tard, je l’appelais pour lui donner mon appui», a déclaré le député de Bertrand, Claude Cousineau. Pour lui, il était clair que la place de Gilles Duceppe était à Ottawa. En vacances à Cuba durant la tempête qui a secoué le parti, M. Cousineau a eu toute une surprise en feuilletant les journaux dans l’avion du retour. Son collègue dans Labelle n’en était pas moins surpris. «Dans mon comté éloigné, je n’avais pas vu venir quelque magouille que ce soit, a confié Sylvain Pagé. Il y avait eu un peu de discussions avant, mais tout le monde était d’accord pour dire qu’André Boisclair avait fait une bonne campagne. Disons que dans son cas, il avait la mèche un peu courte.» Le député avait eu un long silence après qu’on lui ait demandé si ce lavage de linge sale en public n’était pas le talon d’Achille du PQ. «On réussira le «pays» quand on aura réussi à obtenir un leader très puissant. Le synonyme de politique pour moi, c’est confiance», avait-il fini par répondre à quelques jours de l’arrivée de Pauline Marois.

Parlant de confiance, Mme Marois peut être assurée d’avoir pleinement celle de Lucie Papineau qui, loin des projecteurs, s’est dit bien déterminée à poursuivre son militantisme au sein du PQ. «Je voulais être là quand elle se présenterait, a admis Mme Papineau. Elle fait l’unanimité derrière elle, c’est une rassembleuse et serait extraordinaire si une femme nous conduisait à la souveraineté», a-t-elle soufflé enthousiaste. Le député de Labelle se fait quant à lui plus prudent. Sylvain Pagé ne donnera pas son plein appui à Mme Marois tant que celle-ci ne lui aura pas fourni suffisamment d’éclaircissements sur son approche de la souveraineté. «Je commence à comprendre ce que signifie la social-démocratie pour Pauline Marois, mais à part le fait qu’elle a dit que le PQ était un parti indépendantiste, je n’ai rien entendu d’autre», a-t-il conclu.

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