Un premier salon des courses à obstacles à Saint-Jérôme

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Par Mathieu Laberge
Un premier salon des courses à obstacles à Saint-Jérôme

La popularité des courses à obstacles ne se dément pas et un premier festival consacré à cette discipline, le 3-Seconds Fest, sera présenté au stade de soccer intérieur Desjardins de l’Académie Lafontaine, le samedi 28 mai, de 9 h à 17 h.

La course à obstacles est un des sports connaissant la plus grande croissance au monde. Le nombre de personnes qui le pratiquent ainsi que l’augmentation des courses organisées au cours des dernières années en sont la preuve. Photo : Fabien Bedoucha (www.photo-fab.com)

Au programme de cette première édition, on retrouvera divers exposants d’équipements sportifs, de produits de nutrition, de centres d’entraînement, de spécialistes de la santé et d’organisateurs d’épreuves.
« On rassemble tous les acteurs de l’industrie des courses à obstacles, explique Nicolas Hallet, organisateur de courses à obstacles et porte-parole du groupe québécois 3 Seconds qui tient à jour un blogue spécialisé.
L’organisateur ajoute que ce salon présentera des activités tant pour connaisseurs de ce sport que pour ceux et celles qui voudraient s’y initier, y compris les enfants. Les participants pourront prendre part à des entraînements de style militaire (boot camp) et des ateliers où des entraîneurs donneront des conseils pour réussir des obstacles difficiles que l’on retrouve souvent dans les courses. Une compétition élite sera disputée en fin de journée.
« C’est vraiment accessible à tous les gens qui veulent faire du sport ou découvrir un nouveau sport. S’il y en a qui ne sont pas certains si ce sport est fait pour eux, c’est le moment de venir l’essayer. Et s’il y a des parents qui veulent participer à des entraînements, il y aura même une garderie pour les enfants et des activités seront faites pour eux. »
Pourquoi les organisateurs ont-ils décidé de présenter ce salon à Saint-Jérôme? Principalement pour être à l’abri des intempéries et aussi pour profiter de la surface de gazon artificiel qui permettra de faire des ateliers pratiques de façon plus sécuritaire.
« La région des Laurentides est un endroit très couru dans le milieu des courses à obstacles. Il y a beaucoup de courses qui sont présentées. Les montagnes et les boisés sont intéressants et c’est souvent ce que les promoteurs d’épreuves veulent mettre en valeur. »
Un sport en transformation
La déferlante des courses à obstacles se présente désormais en une multitude de variantes : courses familiales avec de la mousse ou des glissades, courses avec un maximum de boue ou d’autres épreuves qui se rapprochent des sports extrêmes.
« Le marché québécois a pris son envol il y a environ quatre ans et il a explosé il y a deux ans, constate Nicolas Hallet. Il y a des courses dans tous les secteurs et le nombre augmente plus vite que le marché. Les coureurs ont beaucoup de choix et les courses vont donc attirer moins de gens que dans le passé, ce qui n’est pas un signe que le marché est à la baisse. »
Au sommet de la pyramide, les organisateurs privés des différents circuits (ex. : Spartan Race, Battle Frog, Tough Mudder, etc.) font tous bande à part, un peu à l’image de la boxe professionnelle, et l’absence d’un championnat du monde unique fait en sorte qu’il existe plusieurs titres de champions du monde.
Les chaînes américaines de télévision ESPN et NBC diffusent des compétitions sur leurs ondes; il est fort à parier que les sommes à l’enjeu forceront certains organisateurs à faire des choix. Peu importe quels seront ces choix, le sport sera toujours accessible pour la masse, croit Nicolas Hallet.
« Ce ne sont pas les athlètes d’élite qui développent le marché, mais bien le grand public. C’est pour cette raison que les courses régionales auront toujours leur place. »

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