Près de 60 000 emplois disponibles dans la région des Laurentides d’ici 2014

Par Eric-Olivier Dallard

Perspectives professionnelles

Michelle Courchesne, a dévoilé la semaine dernière les perspectives professionnelles 2010-2014 d’Emploi-Québec pour la région des Laurentides, qui brossent le tableau des possibilités d’emploi pour les prochaines années.

 

Selon les prévisions d’Emploi-Québec, environ 60 000 postes seront disponibles dans la région des Laurentides d’ici 2014. Il faudra pourvoir un peu plus de 42% de ces emplois pour répondre à la croissance des entreprises (création de 26 000 emplois) et près de 60% pour remplacer les départs à la retraite (35 000 emplois). Notons que les estimations des besoins de main-d’œuvre sont fondées sur la région du lieu de résidence des personnes et non sur celle de leur lieu de travail.

«Il y a actuellement dans la région des Laurentides une demande de main-d’œuvre de la part des employeurs et cette demande augmentera dans les années à venir. C’est une excellente nouvelle pour toute la population», a déclaré la ministre Courchesne.

 

Les meilleures possibilités d’emploi

Entre 2010 et 2014, dans la région des Laurentides, 131 professions présenteront des perspectives favorables, voire très favorables pour 19 d’entre elles. Pendant cette période, l’emploi s’accroîtra de 1,8 % en moyenne annuellement, ce qui représente environ 5 000 postes par année.

L’emploi sera en hausse dans plusieurs secteurs d’activité économique. Comme par le passé, la croissance se concentrera du côté des services, un domaine qui fournit environ trois emplois sur quatre dans la région. Ainsi, les secteurs dans lesquels est prévue la plus forte création d’emplois d’ici 2014 sont:

les soins de santé et les services sociaux;

le commerce de détail;

les services professionnels, scientifiques et techniques;

les finances, les assurances, l’immobilier et la location;

les services aux entreprises et les services relatifs aux bâtiments et autres.

Certaines industries du secteur des biens progresseront elles aussi, telles que la construction et la fabrication de matériel de transport.

La part des emplois exigeant un diplôme d’études collégiales ou un diplôme universitaire sera croissante. En effet, ces niveaux de compétence représenteront plus de 40% de la croissance de l’emploi pendant la période, alors que leur part totalisait près de 30% des emplois en 2009.

En raison des départs à la retraite et de la mobilité des travailleurs et travailleuses vers un autre niveau de compétence, le nombre d’emplois à pourvoir nécessitant une formation universitaire s’élèvera à environ 12 000. Quant au nombre de postes demandant une formation technique au collégial, il sera de plus de 11 000, tandis que le nombre de postes exigeant un diplôme d’études professionnelles sera d’environ 14 000.

Dans ce contexte, la campagne gouvernementale de valorisation des métiers de la formation professionnelle ou technique Tout pour réussir est un outil permettant d’inciter les jeunes à prendre les bonnes décisions pour leur avenir. Cette campagne, actuellement en cours pour la huitième année, est menée conjointement par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, la Commission des partenaires du marché du travail et le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale par son agence Emploi-Québec.

 

La provenance de la main-d’œuvre

Une grande partie des emplois disponibles d’ici 2014 seront occupés par des jeunes de moins de 25 ans qui ne sont pas encore actifs sur le marché du travail. Les chômeuses et les chômeurs ainsi que les personnes de 65 ans et plus représentent également des bassins de main-d’œuvre importants. La hausse du taux d’activité de tous les groupes d’âge apportera aussi une importante contribution à l’offre de main-d’œuvre.

Il n’y aura donc pas de pénurie généralisée de main-d’œuvre, même si une rareté se fera sentir dans certains métiers et professions et dans certains secteurs. En 2014, la région des Laurentides comptera 1 200 chômeurs et chômeuses de moins qu’en 2009.

Tous les acteurs du milieu du travail sont interpellés par ces projections. Selon M. Stéphane Gauthier, président du Conseil régional des partenaires du marché du travail des Laurentides, «les perspectives professionnelles régionales font ressortir le défi de l’arrimage entre l’offre et la demande de main-d’œuvre. Au cours des prochaines années, il faudra non seulement se consacrer au remplacement des personnes qui quitteront le marché du travail pour la retraite, mais aussi s’ajuster aux réalités régionales. Par exemple, la présence croissante dans la région d’une main-d’œuvre de 55 ans et plus nous amène à définir des moyens adéquats pour prolonger sa contribution à la productivité de son milieu.»

Pour répondre aux défis du marché du travail, les entreprises porteront une attention particulière à la gestion des ressources humaines, entre autres par de la formation en entreprise, par l’ouverture à l’embauche d’une main-d’œuvre diversifiée et par un souci constant des conditions de travail. De leur côté, les travailleurs et travailleuses s’assureront de mettre régulièrement à jour leurs compétences, et les personnes à la recherche d’un emploi se prépareront adéquatement, notamment par de la formation répondant aux besoins du marché du travail.

La ministre Julie Boulet a déclaré: «Les employeurs, les travailleurs, les chômeurs ainsi que les jeunes en formation s’adapteront à un environnement changeant caractérisé par une rareté persistante de main-d’œuvre. Les services publics d’emploi continueront de soutenir les personnes et les entreprises qui connaissent de plus grands besoins, mais l’adéquation entre les aspirations de la main-d’œuvre et les besoins des employeurs est un défi que nous sommes appelés à relever collectivement.»

Les brochures présentant les perspectives professionnelles 2010-2014 pour l’ensemble du Québec ainsi que pour la région des Laurentides se trouvent dans le site emploiquebec.gouv.qc.ca.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de