Prochain premier ministre?

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Par Thomas Gallenne
Prochain premier ministre?

Guy Nantel

Guy Nantel a-t-il des squelettes

dans son placard? Est-il corruptible? Ferait-il un bon politicien? Pour le savoir, précipitez-vous à Val-Morin les 18 et 19 octobre prochains pour voir son dernier one-man-show, Corrompu.

 

La Réforme Nantel en

2009, Corrompu en 2013,

la politique et le contexte

social semblent être une source inépuisable pour

toi, non?

Guy Nantel – J’ai toujours donné dans le social politique… Depuis le 11 septembre, ça n’a jamais arrêté pour moi: à chaque mois y a un nouveau scandale, et c’est pas juste pour le Québec. Il y a une instabilité qui s’est créée, ce qui a engendré beaucoup d’insécurité donc beaucoup de bons sujets pour moi…

Quel bilan fais-tu du Gouvernement Marois après un an?

GN – Je ne fais pas de spectacle partisan. Je ne vais pas m’acharner sur un gouvernement plus qu’un autre. Quand les Libéraux étaient au pouvoir, je les plantais. Pour Marois, il y a eu tous les clichés «avance-recule», il y a la Charte aussi, mais je ne suis pas là pour dire au monde pour qui voter. Je suis là comme un fou du roi, un caricaturiste. Peu importe qui est devant lui, il fait la caricature. Mon opinion personnelle sur un politicien a peu d’importance. Je peux être d’accord sur une idée, mais rire de lui parce qu’il y a un bon gag à faire là-dessus. Mais gouverner à cette heure, c’est dur. Avec les médias sociaux, t’a même pas ta chance de lancer ton affaire que le feu prend, tout le monde se prononce sur tout… tout le monde a une opinion. La marge de manœuvre est très serrée. Je voudrais pas changer de place avec eux autres.

 

La Charte… es-tu surpris de ce débat alors qu’on pensait que c’était réglé?

GN – C’est loin d’être réglé. Ça fait quasiment 10 ans que j’en parle, c’est pas une surprise. Au Québec, on est contre les accommodements, mais on est contre une charte qui va les encadrer. On est contre le Canada, mais on vote contre la souveraineté. On aime beaucoup ne pas prendre position et être contre tout.

 

C’est quoi tes attentes face aux élections?

GN – Qu’ils ramassent les vidanges! (rires) Qu’ils fassent la base de la politique municipale. Qu’ils arrêtent juste de nous fourrer avec notre propre argent et ramassent les vidanges. Il y a un gros manque au niveau de la logistique. Je m’attends à ce que les gestionnaires fassent comme si c’était leur argent. Et je parle autant au niveau politique qu’administratif. C’est une question d’éthique.

 

J’ai senti un léger glissement vers de l’humour un peu plus grivois. Serait-ce le démon de midi de la mi-quarantaine qui te démange?

(rires) Non. C’est vrai qu’il y a des blagues un peu plus dans la vulgarité. C’est une partie de moi qui est toujours là. J’aime un gag quand il est bon. Si c’est réussi au niveau de la drôlerie, ça ne me gêne pas qu’il y ait un élément de vulgarité…

 

As-tu des intentions

politiques?

GN – Pas du tout! Ça reviendrait à quitter la job ou t’es le plus aimé au Québec, pour celle ou t’es le plus détesté, alors je ne vois pas l’intérêt de faire ça. Je m’intéresse beaucoup au politique en tant que tel, mais je ne pourrais pas faire partie d’un système politique en tant que tel. Je suis trop indépendant d’esprit. Pour moi une ligne de parti c’est ridicule. Un chef qui me dit de penser quelque chose ça ne marcherait pas.

 

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