Projet Déchets : L’art comme moteur de transformation sociale

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Par Sandra Mathieu
Projet Déchets : L’art comme moteur de transformation sociale

Alors qu’elle présente son projet performatif Déchets au Centre d’exposition de Val-David, l’artiste en arts visuels et médiatiques Sophie Castonguay fait un retour sur cette année qui a transformé sa famille à jamais.

Rappelons que la famille Marcoux de Val-Morin, composée de Sophie, son mari Mathieu et ses deux enfants Anna et Émile, avait fait le pacte en février 2017 de ne pas jeter ni recycler ses déchets pendant un an et de les transformer en œuvres d’art. Le projet n’était pas vertueux à la base, mais plutôt né d’un sentiment d’impuissance envers la banalisation de la consommation de masse.

« Déchets nous a permis d’entrer en dialogue avec les gens, se réjouit d’entrée de jeu Sophie Castonguay. Les enjeux environnementaux concernent tout le monde. Je remarque que plusieurs citoyens redeviennent politisés pour ouvrir la discussion et s’impliquent pour faire changer les choses et ce, de façon transpartisane. »

Des mois de recherches constantes et des rencontres marquantes ont permis d’approfondir la réflexion de l’artiste. Elle a réalisé qu’il est grand temps de dégager du temps dans notre quotidien et de créer des outils citoyens, de partager et de travailler dans la solidarité. « Au fil des mois, nous avons éprouvé notre consommation en cohabitant avec ses effets immédiats. Il y a un écart entre notre désir de décroissance et notre capacité de changer radicalement nos habitudes de vie. Un constat qui fait souffrir! »

Démarche engagée

Anna et Émile, qui fréquentent l’école à la maison, ont été au cœur de ce projet et ont participé activement à toutes les étapes. Les capsules vidéos (images, sons, récits, narrations) présentées sur le site Web et dans l’exposition installation permettent de rendre compte de cette expérience documentée militante et engagée.

« Lorsque l’on parle d’art, les gens se concentrent trop souvent sur le résultat alors que l’important, c’est la démarche. Si nous en connaissions la finalité avant de commencer, nous ne créerions pas l’œuvre, soutient l’artiste. La beauté se situe dans le non contrôle. L’art engagé frappe l’imaginaire et fait réfléchir! »

Pour en savoir plus sur cette démarche et pour discuter avec Sophie et sa famille, le Centre d’exposition de Val-David organise une rencontre publique avec les artistes le samedi 24 novembre, à 15 h. L’installation est présentée jusqu’au 6 janvier.

Le saviez-vous?

Sophie Castonguay et Mathieu Marcoux étaient en nomination dans la catégorie « Prix Excellence » pour leur projet Déchets, aux Grands Prix de la culture des Laurentides.

Info : www.dechet.ca et www.culture.val-david.qc.ca

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