Projet du «Grand-Brûlé»

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Par Bénérice Jetté
Projet du «Grand-Brûlé»

Un petit pas en avant pour Saint-Adolphe-d’Howard

La municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard et ses citoyens, dont font partie Guy A. Lepage et Claude Meunier, réclament depuis plusieurs mois que le projet de ligne à haute tension d’Hydro-Québec soit soumis au Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE), et qu’une enquête soit ouverte sur les agissements d’Hydro-Québec dans ce dossier. Pour ce projet, Hydro aura recours à une nouvelle approche de ligne à haute tension qui échappe à la loi sur la qualité de l’environnement.

Fort préoccupé par le sort de Saint-Adolphe, Roland Richer, candidat pour le Parti Québécois et député sortant dans Argenteuil, a convaincu la ministre des ressources naturelles, Martine Ouellet, de rencontrer la mairesse de la municipalité Lisette Lapointe et le comité aviseur, en vue d’un recours de dernière chance concernant le projet censé débuter en 2015.

Rappelons que le comité aviseur est un regroupement de citoyens organisé pour demander des compte rendus à Hydro-Québec dans ce dossier, et qu’il a été maintes fois déçu par la communication inadéquate entre les deux parties. Ce comité soulève et déplore les impacts environnementaux et économiques d’un tel projet.

Lors d’une rencontre à huis clos, tenue le 31 mars à l’hôtel de ville de Saint-Adolphe, Martine Ouellet, Roland Richer, Lisette Lapointe et Sarah Perreault, porte-parole du comité aviseur, ont tenté de trouver un terrain d’entente durant une discussion de près d’une heure. «Nous sommes très satisfaits de cette rencontre, de cette belle ouverture que nous offre la ministre et son gouvernement», a lancé d’emblée la mairesse.

«J’avais rencontré les gens d’Hydro-Québec sur ce dossier et donc j’étais déjà sensibilisée à l’effet que d’une part comme de l’autre, il fallait trouver une solution pour arriver à une entente. Il faut cependant savoir que l’aspect coût est non-négligeable. Du travail a été fait par le comité aviseur en collaboration avec leur propre expert technique, afin de trouver des solutions alternatives qui conviendraient. Je m’engage personnellement à faire le suivi auprès d’Hydro-Québec pour fixer une rencontre d’échange avec le comité aviseur et son expert technique, pour en arriver à une solution acceptable pour les deux parties, répondant aux besoins d’accroissement de charge, dans l’enveloppe de coûts déjà élaborée. Je crois que c’est possible de le faire», a déclaré la ministre.

Pour sa part, la porte-parole du comité aviseur se dit satisfaite de la note positive qu’a prise la rencontre, mais n’y voit toujours rien de concret: «Il faut garder à l’esprit que ces promesses sont faites dans un contexte d’élection, et donc tout demeure incertain. Nous aurions aimé voir un engagement plus ferme de cette tierce partie, mais pour cela il aurait fallu que cette rencontre ait eu lieu il y a trois mois. Nous sommes contents, oui, mais demeurons vigilants. Nous espérons qu’Hydro-Québec saura rétablir la confiance, et que ce processus sera enfin mené de bonne foi», a conclu Sarah Perreault.

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