Protection des eaux souterraines: Marie Larocque mène une recherche d’envergure

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Protection des eaux souterraines: Marie Larocque mène une recherche d’envergure

Françoise Le Guen – La professeure Marie Larocque a reçu près de 1,5 million de dollars du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) ainsi que de partenaires régionaux pour coordonner un projet de recherche sur les eaux souterraines dans les Laurentides et la région des Moulins.

Ce projet vise à dresser un portrait des eaux souterraines afin de les protéger et d’en assurer la pérennité, ainsi qu’à développer des partenariats avec les acteurs d’ici pour favoriser une saine gestion de l’eau. « La région des Laurentides s’est mobilisée, ça faisait deux ans qu’elle attendait du financement. Il y a manifestement des besoins ici, notamment en raison du développement », mentionne la professeure au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). L’enjeu est important, car les eaux souterraines constituent la source d’alimentation en eau potable de plus de 80% de la population en région rurale.

De nombreuses retombées

Cette recherche aura de nombreuses retombées et servira notamment à établir la cartographie hydrogéologique de l’ensemble des territoires des MRC. « Nos partenaires seront formés et outillés dans le cadre du projet afin qu’ils puissent prendre des décisions éclairées quant à la gestion intégrée de l’eau», précise la chercheuse. L’équipe travaille en collaboration avec le Réseau québécois sur les eaux souterraines, basé à l’UQAM, qui a reçu également un financement pour faire le transfert de connaissances à mesure que les projets cheminent.
Notez que les partenaires régionaux sont les six municipalités régionales de comté (MRC ainsi que quatre organismes de bassin versant, celui de la Rivière-du-Nord [ABRINORD], le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre [COBALI], le Comité des bassins versants des Mille-Îles [COBAMIL] et l’Organisme de bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon [RPNS].

Les enjeux

Le projet dans les Laurentides a débuté en avril dernier et se terminera fin mars 2021. Les partenaires ont déjà été rencontrés et un premier atelier de mobilisation des connaissances se tiendra mi-octobre. Il y en aura quatre en tout. « Nous allons, entre autres, chercher les besoins de données des partenaires régionaux et les questions qui se posent de leur côté pour [réaliser] une saine gestion de l’eau souterraine. On va inclure le tout dans nos travaux et le livrable que le Ministère nous demande afin de répondre aux besoins spécifiques de la région et pour qu’il y ait le plus de retombées possible. »
Cette dernière souligne également que certains enjeux sont similaires dans toutes les régions comme la question de l’empreinte urbaine, de l’impact du développement des villes sur le renouvellement de l’eau souterraine ou l’impact de l’agriculture.

Marie Larocque, professeure au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), poursuit dans les Laurentides son travail d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du Québec. Crédit : E. Tournevache, UQAM

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