Qu’attendons-nous parfois?

Par Journal Accès
Qu’attendons-nous parfois?

À tous les futurs attendeux!…

Il y a trois ans, j’ai contacté les autorités de l’Hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts pour leur faire part d’une idée : celle de rendre disponible sur internet le tableau d’affichage de la salle d’attente de l’urgence, celui qui indique notre position dans la file d’attente.
Vous l’avez probablement déjà remarqué, quand votre numéro est parvenu en troisième position, il lui faut au moins une heure pour passer en première, ce qui vous donne amplement le temps de vous rendre à l’urgence avant que votre nom soit annoncé si vous êtes chez vous.
Depuis, ma requête est passée de main en main sans que personne n’ose prendre d’initiative.
Il faut comprendre que les administrateurs ne sont pas engagés pour prendre des risques, et que toute initiative en implique automatiquement, alors même si cette idée semble bonne, il n’est pas si surprenant qu’ils n’aient pas encore bougé.
Dernièrement, ma mère de 94 ans a été amenée à l’urgence, et il a fallu 8 heures avant qu’elle ne soit vue par un médecin.
Après cinq heures, soit vers 21 heures, l’infirmier du triage, sensible à mon indignation, a décidé de changer son ordre de priorité, de sorte qu’elle est passée à minuit au lieu de devoir attendre toute la nuit.
Il aurait alors été crucial que nous puissions attendre à la maison, et nous aurions pu le faire si le tableau électronique avait été accessible par internet, autrement il aurait fallu retourner chez nous et recommencer tout le processus le lendemain.
Grâce à la magnanimité de l’infirmier, ma mère a été traitée le jour-même, et elle va mieux maintenant, mais devoir attendre 8 heures recroquevillée dans un fauteuil roulant partiellement inclinable ne l’a pas aidée, elle aurait été bien mieux dans son lit.
Il y a peut-être des problèmes auxquels je n’ai pas pensé, mais ceux que je prévois sont faciles à résoudre.
Entre autres, voir leur numéro sur internet pourrait ne pas plaire à certains utilisateurs, donc il faudrait pouvoir les caviarder, et il faudrait aussi une connexion internet indépendante du réseau informatique de l’hôpital pour éviter le piratage.
De plus, les coûts d’une telle installation sont si dérisoires que je pourrais les supporter moi-même, alors tout ce qu’il manque selon moi, c’est la volonté politique.
Pour convaincre les décideurs, il faut montrer qu’on est nombreux, alors je vous invite tous à partager la page Facebook Urgence j’attends que j’ai créé à cet effet et si on est chanceux et nombreux,  elle se rendra peut-être jusqu’au ministre!
Si vous avez des objections ou des suggestions, affichez-les pour qu’on puisse en discuter.
Au plaisir d’attendre confortablement chez nous un jour!
Raymond Potvin, futur attendeux
Saint-Sauveur

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