Réforme du soccer: Saint-Jérôme en lice pour obtenir le niveau provincial

Par Luc Robert
Réforme du soccer: Saint-Jérôme en lice pour obtenir le niveau provincial
Pascal Laliberté se réjouit de la réforme du soccer, qui sera axée sur le développement. (Photo : Photo : Archives.)

Le club de soccer des Ambas-sadeurs de Saint-Jérôme, qui chapeaute plus de 1 200 joueurs en temps normal, a réussi à obtenir sa certification provinciale de Soccer Canada.

 

Seule l’organisation de soccer de Blainville a obtenu la plus haute mention de « cer-tification nationale », dans les Laurentides. Les autres clubs de la région seront répertoriés selon la mention de « niveau régional » ou de « soccer de qualité ».

« Il s’agit d’une reconnaissance des clubs, renouvelable aux deux ans. Soccer au Canada oblige tous les clubs à participer à la réforme. Ceux-ci devaient faire leur demande d’accréditation, en fonction des critères de l’organisme national. Les accréditations possibles sont: 1 – le niveau national; 2 – le niveau provincial; 3 – le niveau régional et 4 – le soccer de qualité », a expliqué Pascal Laliberté, directeur technique-adjoint des Ambassadeurs.

Concrètement, les clubs de « foot » offriront maintenant des niveaux de services uniformes à leurs membres.

« Les clubs ont subi une évaluation à 360 degrés, pour obtenir leur licence. Les aspects de la gouvernance, des finances et des qualifications stratégiques ont été abordés. Tant le développement des jeunes, que la formation des entraîneurs, seront bien suivis. Et quand un jeune aura passé par le club de Saint-Jérôme, nous saurons qu’il a été formé au niveau d’excellence provinciale », a poursuivi celui qui est aussi entraîneur-chef des Cheminots masculins, au soccer collégial.

« Il s’agit de pouvoir donner le même niveau de services à tous, pas juste selon la force des joueurs et joueuses. Si un jeune veut aller à trois pratiques par semaine, il le pourra. Le ratio de trois séances d’entraî-nement par semaine s’applique ».

Nouveaux objectifs

De même, l’ancienne mentalité de garder ses meilleurs éléments pour gagner un championnat ne figurera plus à la liste des équipes.

« Il y aura un Centre de développement des clubs, pour les 4 à 12 ans, selon des thèmes, des plateaux et des formations. Soccer Québec et Canada s’inspirent du modèle européen: le développement représente la gloire, pas la victoire à tout prix. On pourra monter ou descendre un jeune à volonté, afin d’améliorer ses aptitudes. On déterminera où se trouve le meilleur échelon pour le développer ».

Ce changement de philosophie a provoqué beaucoup de remous.

« Il n’y aura pas de classement de victoires et de défaites. On changera l’optique de ce sport. Le développement prime. La Covid-19 nous permet d’intégrer graduel-lement ces principes. En circonstances normales, la totalité des nouvelles mesures auraient été appliquées dès cet été. La pandémie offre une transition ».

Ce renouvellement ne fait pas l’affaire de tout le monde.

« Il y a des petites poches de résistance organisationnelle, des gens qui sont déçus de perdre la visée des trophées. Mais dans l’ensemble, presque tous les impliqués sont favorables aux grands changements. Il y aura des petits championnats, mais la saison sert de pratique générale », a terminé M. Laliberté, aussi impliqué dans le programme de sport-études soccer.

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