Refus de discuter de la part des voisins du Circuit Mont-Tremblant

Par Eric-Olivier Dallard

La position de la Ville

Après avoir investi du temps, de l’énergie et une somme de plus d’un million de dollars dans la recherche d’un compromis acceptable pour régler la cohabitation entre le Circuit de course automobile Mont‑Tremblant et les résidents de certains secteurs résidentiels voisins du Circuit, la Ville souhaite que les parties concernées se parlent afin de dégager une solution négociée. 

 

Depuis la fusion municipale, le conseil est aux prises avec ce problème de bruit dans le secteur du Village. Il a mis en place un comité pour étudier la situation et chercher des pistes de solutions puis, devant l’échec de ces travaux, des études ont été faites, des procédures judiciaires ont suivi dans un premier temps, initiées par la Ville contre le Circuit puis, par certains voisins du Circuit contre la Ville. 

 

Le conseil municipal est d’avis que les parties impliquées devraient se parler plutôt que de poursuivre la guerre juridique. «Je suis convaincu que si chacun collabore de bonne foi à la recherche de solutions négociées, un compromis peut être trouvé sur la base des commentaires du juge Lalonde, précise le maire Pierre Pilon. Le conseil souhaiterait ne pas avoir à continuer à investir dans les litiges des sommes qui devraient plutôt servir à bâtir un milieu de vie acceptable pour tous. Il est plus que temps que le tumulte des passions se calme, pour utiliser les termes empruntés à Montesquieu, par le Juge Lalonde, avant de débuter sa longue décision, et que la paix s’installe dans le village: bâtir au lieu de détruire!» 

 

Le maire a invité les parties à se rencontrer pour trouver un compromis afin de mettre fin au tumulte. «Le Circuit avait accepté de discuter mais les voisins du Circuit qui ont entrepris des procédures contre la Ville et le Circuit ont décliné mon invitation, préférant poursuivre le combat devant les tribunaux», poursuit le Maire, visiblement perplexe. 

 

Les membres du conseil doivent donc prendre en considération le recours collectif en responsabilité annoncé par ces voisins. «Devant ce nouveau recours qui se profile à l’horizon et qui vise à obtenir des sommes d’argent pour les riverains du Circuit en dédommagement comme dans le cas du P’tit train du Nord, la Ville n’a d’autres choix que de protéger les intérêts de l’ensemble de la communauté et d’en appeler de la décision de la Cour Supérieure» indique le Maire déçu de la tournure des événements. «L’objectif de notre conseil et de l’administration demeure la recherche d’une solution négociée entre les parties, la Ville demeure ouverte à participer à toutes discussions visant cette fin et le demeurera malgré les procédures qu’elle se voit maintenant dans l’obligation de poursuivre.».

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