Retour sur le 20e anniversaire du FASS

Photo de Martine Laval
Par Martine Laval

Les compagnies de danse «coups de coeur», invitées à présenter leurs nouvelles créations en cette édition anniversaire, n’ont pas eu à convaincre leur public du plaisir qu’elles éprouvaient à revenir sous le Chapiteau. La performance offerte à travers chaque chorégraphie parlait d’elle-même.

 

Aspen Santa Fe Ballet lança le bal avec une performance haute voltige sur base de technique classique impeccable aux accents acrobatiques. Les chorégraphies de Nicolo Fonte, Jorma Elo l’un des chorégraphes les plus sollicités du monde et Jirì Kyliàn acclamé comme l’un des plus grands chorégraphes au monde étaient à la hauteur des belles découvertes qu’avait envie de vivre le

public.

 

Troisième étage, les solistes de l’Opéra de Paris soufflèrent un vent de fraîcheur avec des chorégraphies modernes pleines d’humour, d’autodérision, de mime et pantomime, exécutées dans une technique classique de base haut niveau avec des quintuples pirouettes en vrilles, des grands jetés et des sauts presqu’en suspension. Samuel Murez, directeur, chorégraphe et danseur, signe cinq des dix chorégraphies présentées.

Éric Gauthier, le vent dans les voiles avec sa compagnie Gauthier Dance basée en Allemagne, était heureux de se retrouver chez lui au Québec pour présenter son nouveau spectacle Lucky seven. Rendre la danse accessible à tous avec légèreté et humour est la mission que la compagnie se donne avec des chorégraphies comme Punk love, une ode aux tatoués, Carlito, la corrida de l’accouchement ou la venue au monde récente de son fils, Orchestra of wolves, où un chef d’orchestre frénétique tente de contrôler son orchestre rebelle… de loups.

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Stockholm 59º North, les solistes du Royal Swedish Ballet étonnent avec des danseuses de haute stature d’une fluidité incomparable et des chorégraphies où les affinités théâtrales communes aux trois chorégraphes Mats Ek, lauréat de plusieurs prix, Giovanni Bucchieri et Pontus Lidberg transparaît, offrant ainsi une dimension propre à leur style.

 

C’est le Montréalais James Gregg qui remporta tous les honneurs avec le 1er prix de chorégraphie et le prix du public lors du Concours international de chorégraphie.

Anik Bissonnette, directrice artistique du Festival était très fière de lui, elle qui, en tant que directrice de l’École supérieure de ballet du Québec où James a évolué, elle l’a vu danser et créer ses premières chorégraphies.

 

Quant au volet musique, Apéro à l’Opéra mis de l’avant les plus belles voix de la relève, les grandes voix du chant classique de demain.

 

Le clou du Festival en musique fut bien sûr la venue de Joyce Didonato, une des plus grandes voix d’opéra au monde. Beauté évidente, charisme indéniable, immense talent sans prétention, cette grande Dame a offert une prestation divertissante, interprétant chacune de ses pièces avec humour et passion, gestes et mimiques nous démontrant son immense talent d’interprète.

 

Le 20e Festival des Arts de Saint-Sauveur, pour tout ceux et celles qui l’ont fréquenté aussi bien sous le chapiteau que sur les scènes extérieures, fut un événement anniversaire d’une grande qualité. Souhaitons que son rayonnement s’élargisse aux dimensions de ce qu’il mérite grâce à sa réputation d’excellence, l’exclusivité de ses choix artistiques, le travail dévoué de ceux qui l’organisent et de ceux qui le mettent en place, au nom de tout ceux qui y croient et qui s’y impliquent depuis 20 ans.

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