Rue Principale Saint-Sauveur : La SQ enquête à la suite d’un incendie suspect

Par Production Accès
Rue Principale Saint-Sauveur : La SQ enquête à la suite d’un incendie suspect

Françoise Le Guen – Une enquête de la Sûreté du Québec (SQ) est en cours pour déterminer les causes de l’incendie majeur qui a détruit le bâtiment commercial du Royal LePage Humania à Saint-Sauveur, dans la nuit du 24 au 25 décembre dernier.

 

« Il n’y a rien de nouveau pour le moment, a indiqué lundi dernier le sergent Marc Tessier de la SQ. Les pompiers avaient reçu l’appel le 25 décembre à 2 h 32 pour un feu de poubelle au niveau du 204, rue Principale. Mais durant le déplacement des unités, plusieurs autres appels sont rentrés mentionnant que la bâtisse au complet était en feu. À l’arrivée du premier camion, toute la façade et le côté gauche du bâtiment étaient en feu, ainsi que les deux étages et l’entretoit », explique Kevin Plante, technicien en prévention incendie du service des incendies de Saint-Sauveur. Des commerces avoisinants, seuls les fenêtres et le parement du commerce à gauche du bâtiment en question ont été endommagés par la chaleur. Il n’y a pas eu de propagation de l’incendie. Aucune victime ni blessé ne sont à déplorer. Le bâtiment est une perte totale, la structure étant trop endommagée.

Embrasement fulgurant

Au total, 31 pompiers dont ceux des municipalités d’entraide de Morin-Heights, de Sainte-Adèle et de Sainte-Anne-des-Lacs ont combattu les flammes. L’intervention a pris fin vers 10 h 30 le matin. Compte tenu de la rapidité de la propagation de l’incendie, celui-ci a été jugé suspect par les pompiers qui ont fait appel à la SQ pour qu’elle mène une enquête. « Les pompiers ont transmis le dossier à la SQ pour enquête, car l’incendie a tellement pris de l’ampleur rapidement qu’ils ont jugé qu’il y avait matière à un feu possiblement suspect. Ils ont été appelés pour un feu de poubelle et cinq minutes après c’est la bâtisse au complet qui s’est embrasée », ajoute Kevin Plante.

Des toits problématiques

Ce dernier précise qu’il s’agit d’un bâtiment centenaire qui avait été rénové plusieurs fois et refait au complet il y a 10 ans.

« Il y avait deux toitures l’une par-dessus l’autre. C’était problématique pour circonscrire l’incendie parce que le feu se répandait entre les deux toitures. Il n’était donc pas atteignable. C’est pour ça que ça été beaucoup plus long à maîtriser. »

Le technicien en prévention incendie souligne, par ailleurs, que la majorité des bâtiments sur la rue Principale sont rénovés de cette façon.

« Pour sauver des coûts, les gens n’enlèvent pas l’ancien toit. Au service des incendies, ça fait longtemps qu’on fait des pressions pour que les personnes ne le fassent plus, mais actuellement c’est encore permis. »

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