Saint-Adolphe d’Howard : Les citoyens veulent davantage de réglementation

par Annick Roy-Desautels
Saint-Adolphe d’Howard : Les citoyens veulent davantage de réglementation
Des citoyens et des propriétaires de résidences de tourisme ont livré des témoignages, ont posé des questions et ont formulé des propositions. (Photo : Annick Roy-Desautels)

Le maire de Saint-Adolphe d’Howard Claude Charbonneau et le directeur de l’urbanisme Benoit Fugère ont présenté trois projets de règlement pour mieux encadrer les résidences de tourisme le 8 février. Constat de l’assemblée : des Adolphins satisfaits, mais qui souhaiteraient encore plus d’implication de leur municipalité.

Voici un résumé des modifications présentées. Le règlement 740-2 apporte des précisions sur la demande d’un permis de résidence de tourisme. Le règlement 637-6 concerne la durée du permis, les documents pour un renouvellement et les conséquences d’une infraction, alors que le règlement 634-15 détaille notamment la question de la perte du droit d’usage et des droits acquis.

Pour obtenir un permis, la location doit être pour trois chambres à coucher maximum avec une installation septique certifiée, une distance de 500 mètres entre deux unités et de 20 mètres avec une propriété privée. Le permis doit être renouvelé annuellement et il y aura perte du droit d’usage s’il y a une interruption des services du propriétaire pendant six mois.

L’administration de Saint-Adolphe d’Howard a tenu une assemblée pour expliquer les modifications apportées dans le dossier des résidences de tourisme.

DES PROPOSITIONS POUR PLUS D’ENCADREMENT

« Nous appuyons les mesures mises de l’avant dans le règlement 740-2, mais jugeons que ce n’est pas suffisant pour contrer les effets néfastes de ces résidences sur les citoyens (bruit et perte de valeur des maisons dans un environnement commercial) », a affirmé Diane Brien, présidente de l’association du lac Bois-Franc.

Avec d’autres associations de protection de lacs, elle a déposé un mémoire dans lequel sont suggérées des modifications dont une distance de 50 mètres au lieu de 20 mètres d’une propriété résidentielle et de 300 mètres d’un lac (bruits amplifiés par la réverbération), des amendes doublées pour toute infraction (de 1000$ à 4000$ plutôt que de 500$ à 2000$) et un seul permis autorisé par personne physique.

L’APPLICATION DE LA RÉGLEMENTATION À REVOIR

Les citoyens victimes de nuisances doivent faire un signalement à la Sûreté du Québec, déposer une plainte écrite à la municipalité et accepter de témoigner dans le cas d’un procès.

« La responsabilité de faire respecter les règlements est mise sur le citoyen », a déclaré Jean Béliveau, un résident de la municipalité et selon les citoyens, c’est à la municipalité de s’assurer du respect de sa réglementation.

« Nous faisons des vérifications, a affirmé le maire, mais c’est impossible de tout vérifier. » À cet effet, M. Béliveau a suggéré une augmentation du coût des permis pour permettre la mise en place d’une plus grande surveillance.

Valérie Paquin, propriétaire de résidences de tourisme a déclaré que ses locataires respectent les résidents. « Je n’ai reçu aucune plainte », a-t-elle mentionné en demandant l’accès au bilan de la surveillance effectuée. « On paie 200$ par an, a-t-elle spécifié, ça serait intéressant d’avoir l’information. »

UN COMITÉ DE DISCUSSION : UNE SUGGESTION UNANIME

Des Adolphins et propriétaires de résidences de tourisme ont proposé la création d’un comité pour permettre aux deux parties de discuter des problèmes et trouver des solutions. Il reste à voir si les propositions seront retenues par la municipalité.

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