Sainte-Anne-des-Lacs : Une politique environnementale à l’étude

Par Luc Robert (initiative de journalisme local)
Sainte-Anne-des-Lacs : Une politique environnementale à l’étude

La mairesse de Sainte-Anne-des-Lacs (SADL), Mme Monique Monette-Laroche, croit que les autorités municipales doivent prendre leur temps, dans l’élaboration d’une future politique environnementale, plutôt que tout bousculer et ensuite le regretter.

Tout en accueillant favorablement le document « Campagne ou Banlieue ? », la première citoyenne préfère aller au fond des choses au début de 2021, alors que toutes les énergies sont actuellement consacrées au prochain budget de la municipalité.

« On ne peut pas analyser ça sur un bout de table et adopter ça à la hâte. Il faut que tout le monde soit là, pour avoir différents sons de cloche. Il faut que la future politique soit acceptable par la majorité. On le sait, ceux qui ont été nommés au Conseil municipal ont tous une touche spéciale en matière d’environnement », a-t-elle convenu.

Mme Monette-Laroche estime que des bonnes choses ont déjà été faites au chapitre de l’environnement, par le passé, et qu’il ne faut pas évacuer le bébé tout en vidant la baignoire.

Mme Monique Monette-Laroche, mairesse de la municipalité
de Sainte-Anne-des-Lacs.

« Le plan d’environnement, il faut le faire. Mais ce n’est comme ça que ça marche. On ne peut pas tout fermer d’un seul coup (l’urbanisme) avant qu’elle (la politique) soit adoptée. On a mis le paquet, depuis deux ans et demi, pour mettre plus d’attention sur l’environnement, mais il faut que ça soit équilibré. Il y a des coûts rattachés à chaque mesure proposée. Dès janvier, on regardera les tenants et aboutissants du document », a-t-elle fait valoir.

« Il y a toutefois des bonnes choses déjà existantes, dont je suis contente : on a déjà un bon pas de fait, avec la séparation du CCE (Comité consultatif en environnement) et le CCU (Comité consultatif en urbanisme). Ainsi, il n’y a pas un représentant qui peut venir siéger dans un de ses comités, promouvoir ses propres projets, et ignorer les conséquences environnementales. Je suis heureuse des agrandissements à SADL, à notre rythme. Notre PAE (plan d’aménagement d’ensemble) fait du bon travail. »

Lorsque le passage de « la responsabilité des élus et l’imputabilité des employés » est abordé, de même que celui parlant « d’une pause à l’urbanisme, jusqu’à l’adoption d’une politique environnementale », Mme Monette-Laroche y va d’une mise au point.

« Ce serait trop facile de tout arrêter. On ne peut pas faire de pause à l’urbanisme, comme cela a été fait à Morin-Heights. On est loin de la cohue des années 1990, quand il y a eu un exode de Montréal vers le Nord. On est rendu aux environs de 26 permis émis cette année, loin des 50 du boom des mêmes années citées. C’est gérable, tout en continuant. »

« Par ailleurs, pour l’imputabilité, il faut être diplomate et transparent à la fois. Les gens nous ont élus pour prendre des décisions, mais en même temps, nous écoutons leurs doléances. C’est comme le passage où il est écrit (dans l’ébauche de politique) que nous devons laver les embarcations nautiques et explorer un système de vignettes. Il y a moyen de faire quelque chose. Nous avons déjà un bassin pour procéder au lavage des bateaux. Nous sommes sur la bonne piste dans plusieurs dossiers. Ce qui ne nous empêche pas de nous inspirer de plusieurs suggestions du document environnemental déposé. »

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