Le pouvoir transformateur de l’autocompassion dans les épreuves

Le pouvoir transformateur de l’autocompassion dans les épreuves
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Santé la vie

Adréanne Dussault, MD (Docteure Love), collaboration spéciale (Jmagazine.ca)

Les aléas de la vie

C’est la tristesse quand tout le monde est heureux;

C’est le papillon qui meurt après son premier envol;

C’est le bébé qui n’aura jamais pris son premier souffle;

C’est le jeune père de famille qui s’effondre à quelques mètres du fil d’arrivée de sa course et disparaît à jamais;

C’est la personne âgée qui voit sa demeure détruite par les flammes et les souvenirs d’une vie entière s’envoler en fumée;

C’est celui ou celle pour qui la vie bascule du jour au lendemain avec un seul mot : cancer;

Ce sont les parents qui étaient partis faire une balade en moto par une belle journée de printemps et qui ne rentreront jamais, laissant leurs enfants orphelins;

C’est la jeune adolescente qui efface son existence par un geste regrettable et laisse en retour cette perpétuelle question à ses proches : pourquoi?;

C’est la souffrance des hommes et des animaux;

C’est le petit démon en vous qui vous sabote, vous fait douter de vous, vous jette un regard méprisant et vous fait sentir mal-aimé;

Parce que la vie est un perpétuel cycle de naissance, de vie florissante, de souffrance, de mort et de transformation. Pour qu’il y ait la vie, il faut la mort. L’un ne va pas sans l’autre. Choisir délibérément de transformer sa vie implique une petite mort et parfois une plus grosse mort symbolique de soi-même. Cela est effrayant puisque l’égo veut nous ancrer et nous figer dans le temps alors que la vie est impermanente. Il y a eu, pour la plupart d’entre nous, ce petit hamster dans notre tête qui nous a guidés jusqu’à ce qu’il nous ait fait assez souffrir. Toute chose a un commencement et une fin. Qu’on le veuille ou non. Le changement est difficile, car notre égo veut nous faire résister. Il tente de survivre et de légitimer sa place. Notre mental crie fort pour étouffer la voix de notre cœur. Jusqu’au jour où vous décidez de ne plus y être asservi. Ce jour-là où vous vous donnez le droit d’être libre et d’être Amour. Parce que vous y avez droit. Vous le méritez.

Pour savourer pleinement l’amour, il faut savoir ce que c’est que de ne pas avoir été aimé. Pour jouir du bonheur, il faut avoir connu la souffrance. Chaque émotion et expérience positive de notre existence comportent aussi ses revers qui nous ont semblé tellement insurmontables. Mais il en est ainsi. Nous ne pouvons chasser définitivement les épreuves, le chagrin et les pensées négatives de notre vie. Et ce, même si vous essayez bien fort. Alors, à quoi bon s’acharner, persévérer et changer? Parce que dans cette vie pleine de paradoxes et de rebondissements, vous avez le pouvoir de transformer la poussière en diamant. Vous avez le pouvoir d’apprendre à surfer les hauts et les bas de la vie sans vous y engloutir. La sagesse est un juste équilibre entre le lâcher-prise et les efforts déployés pour atteindre le bonheur. Et le bonheur, il est ici et maintenant. Entre vos mains. Dans votre cœur. Que vous soyez en santé ou non, heureux ou non, accompagné ou seul, riche ou pauvre, obèse ou mince. Malgré toutes les blessures, les défis et les fragilités que vous éprouvez, la guérison, peu importe sa forme, est toujours possible. Il s’agit d’accepter ce qui est, sans juger (« c’est comme ça maintenant »). La route du changement peut paraître longue et parsemée d’embûches, mais elle peut valoir tout l’or du monde. Il suffit de cette petite étincelle qui s’allume et vous mobilise petit à petit sur le chemin de la croissance. Cette route qui souhaite vous réconcilier avec vous-même et vous réapprendre à vous aimer inconditionnellement tel que vous êtes, ici et maintenant.

De plus en plus, les études en psychologie tendent à démontrer le pouvoir transformateur de l’autocompassion. Ce nouveau concept veut accroître votre potentiel en déployant les forces de l’amour de soi. Il s’agit de prendre soin de vous comme vous le feriez pour un être cher. Vous parler à vous-même avec bienveillance et douceur, entre autres. Un simple exercice consiste à choisir une photo de vous alors que vous étiez enfant. Vous l’affichez dans un endroit propice à un moment d’arrêt comme un miroir. Regardez cet enfant, parlez-lui, donnez-lui ce dont il a besoin. L’Amour part de soi. Étendez ensuite cet amour à votre entourage et votre milieu de vie.

Essayez pour voir ne serait-ce que quelques jours et observez.

L’Amour gagne toujours!

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