Sébastien DeFrancesco

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Par Martine Laval
Sébastien DeFrancesco
C’est en se promenant que l’inspiration vient.

Son nid d’amour et de musique

Sébastien De Francesco est un artiste populaire dans le monde musical des Laurentides. Avec son groupe Motel 72 – musiciens, chanteurs et sa fille Lili-Ann –, il fait chanter et danser son public au son de sa musique et de ses chansons. Installé dans les Laurentides depuis 20 ans, il y a créé un havre de paix et de travail. Il ne voudrait pas être ailleurs. Rencontre intime avec ce guitariste, chanteur et auteur-compositeur inspiré par son lieu de vie.

Un nid dans les montagnes

Sébastien De Francesco a déjà habité la ville et la banlieue. Après avoir passé quelques années à Morin-Heights, il choisira Sainte-Adèle pour y bâtir son nid familial. « Il était essentiel pour moi que mes filles grandissent dans un environnement paisible à la campagne » confie-t-il.

En tant que musicien, c’est dans les Laurentides qu’il s’est créé un cercle de travail et un circuit de scènes et de lieux où faire résonner sa guitare et chanter. Auteur-compositeur, c’est dans les bois avoisinants sa maison qu’il trouve l’inspiration, particulièrement en ces mois de cocooning. « La campagne, les longues marches c’est inspirant! Je compose souvent en octobre et en novembre, une période où la muse est présente pour moi. Et puis les Laurentides sont tellement belles en cette saison! » dit celui qui lance Woody, un nouveau groupe aux sonorités country-folk.

Lorsqu’il pose sa guitare et prend le temps de vivre, Sébastien se promène avec sa douce à travers les bois, sur le sentier qu’ils se sont créés pour rejoindre les pistes de randonnées de Sainte-Adèle, monter jusqu’au Lac Richer, et atteindre le Mont Loup-Garou où par temps clair, on voit à perte de vue les montagnes au nord… et jusqu’à Montréal au sud.

Fréquentant déjà de par son métier les bars, les restaurants et les salles de spectacles de la région, il y va moins dans ses moments de vie intime, à part si des comparses y jouent. Pour les sorties occasionnelles en couple, en famille ou entre amis, il choisira de découvrir ou de profiter de lieux qu’il ne connaît pas.

Il avoue toutefois avoir des endroits de prédilection comme le Théâtre du Marais, à Val-Morin, où il aime assister à des spectacles, et le Saint-Sau Pub Gourmand de son ami Hugues Néron. « Je vais régulièrement au Marais avec ma blonde. Le son, la vibe du théâtre, j’adore! J’ai eu la chance de me produire sur cette scène et le son est incroyable où que l’on soit. J’aime beaucoup le Saint-Sau pour y jouer comme pour y aller en tant que client ou spectateur, parce que je trouve qu’Hugues, avec sa nouvelle Microbrasserie le Shawbridge aussi, a vraiment fait quelque chose de bien. »

Faire ce qu’on aime

Quant aux valeurs qu’il a voulu transmettre à ses filles Camille (24 ans) et Lili-Ann (19 ans) en tant que papa : « Faire de son mieux et suivre ses passions no matter what, c’est ce que j’ai essayé de leur transmettre. On a tous besoin de gagner sa croûte, mais le faire dans ce qui nous allume rend la tâche plus agréable. Quand ma mère m’avait demandé ce  j’aimais faire plus jeune, je lui avais répondu que j’aimais composer des chansons et jouer de la musique. Alors fais-le! m’avait-elle lancé. J’ai fait pareil pour mes filles : découvrez ce que vous aimeriez réaliser et foncez! C’est ce qu’elles font. »

Sébastien conclut l’entrevue avec des sentiments de gratitude envers son style de vie. « Je me considère extrêmement chanceux de vivre à la campagne et d’y gagner ma vie. »

C’est très rare que j’aille à Montréal ou ailleurs. Avec un cercle de collègues, on s’est créé un bel environnement de travail et un réseau de contacts qui nous permet de fonctionner dans les Laurentides. Chaque jour, je remercie le ciel de continuer à travailler dans le coin depuis si longtemps, parce que ce n’était pas le cas en 1998, quand j’ai commencé. »

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