Section réactive…

Par Eric-Olivier Dallard

au travail d’un journal proactif!

Les dossiers et nouvelles d’Accès font toujours beaucoup réagir…

Voici quelques-unes des réactions reçues au cours des derniers jours sur notre travail des dernières semaines…

Notez que l’ensemble des textes originaux sur ces sujets est encore disponible sur www.acceslaurentides.com.

Accès: hebdo de l’année!

Il y a un mois, en présence de 350 personnalités du monde de l’édition québécoise réunies à Mont-Tremblant, Accès recevait, en plus de nombreux autres prix (1er prix «Qualité de français», 1er prix «Contenu visuel», etc.), la plus haute distinction décernée par Hebdo Québec, organisation d’envergure établie depuis 75 ans et représentant 140 journaux: le prix «Hebdo de l’année». Dans la foulée de ce prix remporté par Accès, de multiples réactions spontanées nous sont parvenues. Nous vous en livrons une (trop courte) partie, heureux de partager avec vous ce succès… parce qu’Accès c’est des textes qui disent, des photographies qui parlent… et les meilleurs lectrices et lecteurs du monde!
«Toutes mes sincères félicitations pour le prix Hebdo de l’année, décerné par Hebdos Québec.La couverture régionale que fait votre journal est très importante pour notre communauté. Lorsque des enjeux majeurs pour la qualité de vie de nos citoyens et citoyennes étaient présents, vous avez réagi en faveur de la population, et nous ne pouvons pas l’oublier. Encore une fois, félicitations pour votre travail.»
– Clément Cardin_ maire de Piedmond
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«Au nom de tous les membres de la Chambre de commerce de Sainte-Adèle, permettez-nous de vous féliciter pour votre prix du Meilleur Hebdo de l’année 2007, catégorie 40 pages, décerné par Les Hebdos du Québec. Cette distinction prestigieuse révèle le professionnalisme et la compétence de votre équipe afin d’offrir un journal consciencieux. Nous sommes confiants que vous continuerez à informer les concitoyens de notre belle région de façon juste et rigoureuse. Tout en vous félicitant de nouveau pour votre travail exceptionnel, veuillez agréer, madame, nos plus sincères salutations.»
– Marcelle Bergeron_ directrice générale de la Chambre de commerce de Sainte-Adèle
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«Tant mieux s’il reste des hebdos dignes de ce nom. Il fut un temps où la presse hebdomadaire méritait les plus grands éloges et rendait de merveilleux services.»
– Laurent Laplante_

journaliste, auteur et professeur
«Je suis le biographe de Michel Chartrand et un ami intime de Léo-Paul Lauzon et Claude Jasmin. J’habite Saint-Sauveur depuis près de 8 ans et depuis j’ai développé un préjugé favorable pour votre journal. Quelle surprise et quelle joie en même temps, d’apprendre par la page frontispice de votre dernier numéro, que vous venez de mériter le prix prestigieux de «HEBDO DE L’ANNÉE». Et la cerise sur le sundae, vous coiffez au fil d’arrivée les journaux de Gesca, Quebecor (sans accent aigu) et Transcontinental. Tout un pied de nez à ceux qui tentent de détenir le monopole de l’information. Bravo et félicitations pour votre ténacité. Faut vraiment être déterminé et y croire pour arriver à ce type de reconnaissance. Je n’ose imaginer les «bâtons dans les roues» que ces GROS PLEINS ont dû lancer sur votre passage. Et pourtant vous y êtes arrivés. Votre vision s’est réalisée par votre entêtement pour la solidarité avec le «MONDE ORDINAIRE». LONGUE VIE À ACCES LAURENTIDES! LONGUE VIE À VOUS, MARY-JOSÉE ET JOSÉE! LONGUE VIE À VOTRE ÉQUIPE!!!

Et au plaisir de vous lire chaque semaine!»
– Fernand Foisy_ biographe de

Michel Chartrand et ami intime de

Léo-Paul Lauzon et Claude Jasmin
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Le «cratère» de Val-David:

sablière ou poudrière?
«Bravo pour votre courage et votre détermination dans le dossier du Directeur général de Ste-Adèle; vous avez mené cette enquête avec tact et diplomatie. Bravo également à votre journaliste pour ses reportages sur notre situation où l’on se bat depuis 30 ans pour notre qualité de vie. L’inquisition pourrait un jour se retrouver à qualques kilomètres de Ste-Adèle!»
– Jean Langevin_ membre du Comité pour la sauvegarde de notre qualité de vie (Val-David)
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Piedmont

Maison Thibaudeau

Réaction de Joseph Thibaudeau lui-même!

Joseph Thibaudeau, succédant à son père Arthur, a vécu 73 ans dans la «Maison Thibaudeau». Joint à Montréal, il a accepté de parler au rédacteur en chef d’Accès, Eric-Olivier Dallard. Voici ses propos au sujet de la saga qui oppose l’actuel propriétaire de la Maison, le producteur-télé Philippe Juneau, et la municipalité de Piedmont:
«Moi, si j’avais eu les moyens de le faire, je l’aurais fait soulever et reculer, la Maison. Exactement comme Philippe Juneau souhaite le faire.»
«Pour entrer dans la maison, en 1925, il y avait trois marches. Après qu’ils aient relevé la rue Principale, au printemps l’eau entrait par la porte!»
«Je suis allé revoir la Maison il y a deux ans. À cette occasion, et tout à fait par hasard, j’ai rencontré Philippe Juneau, qui m’a semblé un jeune homme courageux et travaillant… Honnêtement, la municipalité de Piedmont ne m’a jamais demandé ce que je pensais du projet de ce monsieur, mais je crois que c’est lui qui est là maintenant et qu’il a bien le droit de faire la Maison à son goût, et pas à celui de la Municipalité. Je lui fais entièrement confiance!»

Accès tient à remercier chaleureusement Judith Boily, du Centre d’hébergement Saint-Vincent-Marie (situé à Ville Saint-Laurent), pour nous avoir facilité – avec gentillesse et efficacité – l’établissement du lien avec M. Thibaudeau.

Autres réactions sur la saga

de la Maison Thibaudeau

Lettre ouverte au maire de Piedmont, Clément Cardin… «Monsieur, je vous écris cette lettre à titre de citoyen et d’historien. Récemment, avec un collectif d’historiens et d’intellectuels, nous nous sommes opposés à la réforme insidieuse et malsaine que le gouvernement Charest préparait quant à l’enseignement de l’histoire au niveau secondaire. Cette réforme se préparait dans l’ombre, mais elle fut démasquée.

Vous avez sans aucun doute pris connaissance du débat qui se tint dans le journal Le Devoir d’avril à septembre 2006; le ministre de l’Éducation choisit en juin de revoir complètement son programme d’enseignement de l’histoire suite à nos pressions. Notre propos était que nous dénoncions l’enseignement d’une histoire aseptisée, sans esprit critique et même avec une censure.

Le retour de l’Index ni plus ni moins.

Si je vous tiens ces propos c’est qu’il me semble qu’à une échelle différente, mais non moins importante, il y a à Piedmont un débat semblable, alors que l’on tente de censurer matériellement une initiative de protection du patrimoine bâti, qui plutôt qu’être encouragée est, sinon méprisée, à tout le moins banalisée. Vous avez compris qu’il s’agit de la maison Thibaudeau. Son propriétaire et protecteur, Philippe Juneau, a dû livrer bataille seul, contre des embûches déguisées en règlements qui, bien qu’existants, auraient dû être écartés ou du moins interprétés moins rigoureusement, de façon à l’encourager. En interprétant trop rigoureusement les règles, même si elles sont de droit, il peut y avoir abus; un article du Code criminel le définit, l’abus de droit existe… Il n’y a eu aucune volonté politique de protéger ce patrimoine bâti, qui serait devenu une autre ferme Molson sans l’intervention de monsieur Juneau. Aucun enthousiasme de la part des conseillers, complices par leur silence: où sont donc les Brunet, Picard, Durand, Dazé et autres? Y a-t-il une seule personne sur ce conseil?

Et la Société d’histoire des Pays-d’en-Haut qui n’a jamais fait la promotion de la sauvegarde de la maison Thibaudeau, qui n’a jamais écrit quelque lettre de pression, d’interprétation, et qui n’a jamais montré quelque intérêt sous quelque forme d’expression que ce soit…

Une Société de fantômes, elle est aussi complice. À titre d’historien j’ai le devoir de mémoire et j’entends respecter cet engagement. Je vous demande que vous respectiez votre mandat de maire et que vous vous impliquiez: il faut des gestes concrets et non des relations publiques qui semblent de plus en plus suspectes. Les citoyens veulent savoir ce que vous ferez pour aider ce jeune homme qui, bien qu’impétueux, a un projet valable. Et ils aimeraient bien de temps à autre que les conseillers s’impliquent; à ce que sache vous avez une conseillère responsable des loisirs et de la culture: comment se fait-il qu‘elle ne se soit jamais prononcé sur la question?
À vous de nous prouver que le patrimoine bâti, surtout le peu que nous avons, mérite aide et respect.»
– Alain Messier_ historien de l’École de Montréal
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Où devons-nous la placer?
«Je demeure à Piedmont et j’adore cet endroit. J’y suis déménagé depuis quatre ans venant de Washington après une carrière exaltante à titre de directeur de musée et administrateur sénior de la Smithsonian Institute. Je suis aussi un historien de l’architecture. J’aime les bâtiments. J’ai eu une vie remplie d’expériences de conservation de bâtiments patrimoniaux qui m’ont conduit de l’Australie au Mexique. Évidemment Piedmont n’est pas Paris, mais nous y avons un petit bijou: la Maison Thibaudeau, habitation datant de 1850. Depuis les quatre années que je suis ici je m’inquiétais du sort qu’on lui réservait. Elle m’apparaissait sur le bord de la décrépitude semblant vouée à une détérioration complète. Mais j’ai appris qu’elle avait trouvé un ami responsable en la personne de monsieur Philippe Juneau. C’est un jeune homme pressé, énergique, passionné et qui ne craint pas d’investir de son argent plutôt que de seulement tervigerser. Il a donc acheté la Maison Thibaudeau, il veut la restaurer et en faire sa résidence. Voilà la meilleure façon de la préserver et de protéger une maison historique en lui redonnant sa vocation initiale. Monsieur Juneau a toutefois deux problèmes. Premièrement il ne semble pas que les élus municipaux l’apprécient à sa juste valeur. La deuxième est qu’il a soulevé la Maison Thibaudeau de ses fondations et doit la remettre en place, mais où, à quel endroit. Le Conseil Municipal veut qu’il la pose en fonction de la rue comme à l’origine. Mais il y a un problème: la rue de 1850 n’existe plus. Son niveau fut haussé de plusieurs pieds. Monsieur Juneau veut replacer la maison au niveau de la rue actuelle ce qui m’apparaît rais onnable. Là il y a le problème de la remettre en place, doit-elle être placée en relation avec la bordure de la rue? Monsieur Juneau veut la replacer à quelques mètres plus bas. Celà m’apparaît excellent puisqu’elle pourrait ainsi reprendre son allure d’antan alors qu’elle habitait l’espace seule parmi les arbres. Mais la vie est pleine d’embûches. Le Conseil municipal dit non. Le Conseil municipal est dans l’erreur. Une communauté qui se respecte spécialement si elle vit de tourisme, ne peut se permettre de perdre des bâtiments patrimoniaux tout comme ce fut le cas à Saint-Sauveur avec la ferme Molson récemment. Elle ne doit pas se permettre de perdre l’opportunité de sauvegarder de façon sensée et rationnelle l’héritage du passé. Je ne puis croire que le maire puisse penser que le dossier est clos.

Quelle est la position des autres membres du Conseil municipal dans tout ceci ? Les électeurs veulent savoir. Et qu’en est-il du Comité d’urbanisme? Aux armes citoyens: vous êtes là pour servir.»
– Docteur Miguel A. Bretos
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Ste-Adèle: le DG démissionne

Sainte-Adèle: des blogueurs

prennent la parole

Tout le monde est d’accord, personne n’est satisfait…C’est lors de discussions entre blogueurs adélois que M. Veilleux, entrepreneur du parc d’affaires La Rolland, et moi avons pour la première fois évoqué le paradoxe d’Abilène afin d’expliquer comment bon nombre de décideurs adélois qui, en coulisse, nous exprimaient leur opposition à certaines positions de la Ville ou de la Chambre de commerce, pouvaient ensuite se contredire publiquement en défendant ces mêmes positions. Le paradoxe d’Abilène tire son nom d’une petite ville du Texas, Abilène, qui a servi de théâtre au sociologue Jerry Harvey pour l’élaboration d’une parabole illustrant comment un groupe d’individus arrive à prendre une décision qui semble satisfaire le groupe, mais qui finalement se révèle décevante pour chacun des membres (voir l’encadré).

Le paradoxe d’Abilène est le dénominateur commun aux dynamiques que nous observons chez les décideurs adélois. Il nous permet de relier les points entre eux et de mieux comprendre certaines situations qui nous apparaissent trop souvent contradictoires.

Au plan individuel, la bonne volonté est manifeste chez la plupart des décideurs adélois. C’est au niveau des groupes qu’il y a, selon nous, achoppement. Observer un phénomène est une chose. Le comprendre et l’expliquer en est une autre. Ne dit-on pas qu’il est plus facile de combattre ce qui est nommé? Le paradoxe d’Abilène nous permet de passer du mode pourquoi au mode comment. Il nous permet surtout de poser un regard plus éclairé sur les contradictions que nous observons chez les intervenants sociaux économiques adélois. Bien qu’il y soit très présent, le paradoxe d’Abilène n’est pas le propre de la Ville de Sainte-Adèle. On le rencontre également à des échelles plus réduites, celle de la famille, d’un groupe de travail ou d’amis. Nous avons tous, sans être en mesure de le nommer, été aux prises avec le paradoxe d’Abilène. Dès que l’on est contraint d’agir en groupe à l’encontre de nos valeurs ou de nos convictions personnelles, nous avons en main notre billet pour Abilène. Dilemme, inconfort et frustration seront du voyage.

Dans son cahier de recherche Autopsie d’un fiasco organisationnel: les applications du paradoxe d’Abilène à une entreprise familiale, Gérard Ouimet, des HEC de Montréal, nous explique comment le paradoxe prend naissance: «Un membre du groupe lance une proposition que vous cautionnez publiquement en dépit de sérieuses réserves envahissant votre for intérieur. Animé par la peur d’être rejeté par les membres du groupe ou par l’envie de leur faire plaisir, vous vous joignez à eux dans la poursuite d’un projet vous apparaissant, personnellement, saugrenu, voire carrément insensé». Il ajoute plus loin: «Le paradoxe d’Abilène met en exergue le fait que des personnes raisonnables et sensées puissent, au contact des membres d’un groupe, commettre de leur propre gré, des actions insensées et contraignantes. En somme, les victimes du paradoxe d’Abilène font carrément le contraire de ce qu’ils veulent faire».

Progressivement, les victimes du paradoxe d’Abilène se détachent des décisions prises par le groupe et s’enferment dans un rôle d’exécutant. Évoluant dans un contexte où leurs points de vue et leurs compétences peuvent difficilement peser dans la balance, ils sont en proie à l’insatisfaction, la frustration, la colère et voient se multiplier les conflits interpersonnels. L’asphyxie des projets collectifs, l’improductivité des décideurs et le désengagement des citoyens sont autant de fardeaux lourds à porter pour une communauté aux prises avec le paradoxe.

Dans son cahier de recherche, Ouimet nous met également en garde contre les impacts négatifs d’une prise de décision altéré par le paradoxe d’Abilène. Les projets qui obtiennent un consensus rapide, sans opposition, sont voués à l’échec à plus ou moins brève échéance: «Lorsque confrontés à l’obtention facile et rapide d’une adhésion générale, les gestionnaires avisés éviteront de l’entériner illico. Le consensus si spontanément obtenu n’est peut-être qu’un écran de fumée dissimulant de profondes réticences et divergences d’idées dont certaines peuvent se révéler bien fondées».
[…] Le dossier du parc d’affaires La Rolland et celui de la commercialisation de l’Îlot Grignon, ne sont que deux exemples où nous observons depuis plus d’un an les effets pervers du paradoxe d’Abilène. Dans ces dossiers, les discours du groupe de décideurs et celui des individus qui le composent se contredisent à un point tel qu’ils nous plongent dans un état de consternation. Nous ne comptons plus les occasions où une personne qui nous livrait des informations importantes concernant ces dossiers concluait en nous demandant de ne jamais la citer ni même de mentionner qu’elle nous avait parlé, de peur d’être ostracisée par le groupe. […] Nous souhaitons que la ville de Sainte-Adèle émerge du nuage de morosité qui l’enveloppe. Nous souhaitons jouer un rôle actif dans son développement socio-économique. Les décideurs adélois doivent s’affranchir du paradoxe d’Abilène et s’exprimer enfin librement et sans crainte pour le plus grand bien de la communauté.
– par André Bérard et Éric Veilleux

Pourtant, les points soulevés lors de ces discussions étaient d’une importance capitale pour la communauté. À l’évidence, il s’agit ici d’un cas avéré de paradoxe d’Abilène.

En partageant le fruit de nos réflexions, nous souhaitons amener les décideurs qui vivent en plein paradoxe à prendre conscience du phénomène afin de l’endiguer et de contrer ses effets négatifs. Le paradoxe d’Abilène nous invite à une remise en question sanitaire. Nous devons impérativement nous libérer de l’illusion de l’unanimité. La critique constructive doit occuper plus de place au sein de la communauté adéloise ou la contestation semble être perçue comme un outrage à magistrat. Le choc des idées est de loin préférable à une paix artificielle.

Le consensus à tout prix, à n’importe quel prix, c’est le consensus mou, obstacle à tout progrès économique et social. Dans son ouvrage **Les décisions absurdes**, Christian Morel va jusqu’à parler de mauvaise gouvernance: «La pensée molle mène à une mauvaise gouvernance. Les adeptes du consensus mou donnent leur accord à tout prix parce qu’il faut un consensus à tout prix. Le problème ne se règle qu’en surface. Les adeptes du consensus mou n’acceptent pas les conflits ouverts. Le consensus mou ne mène nulle part, sauf à une paix sociale temporaire.

Afin de mettre en échec le consensus mou, il faut combattre deux erreurs: la pensée évasive sur les objectifs et le manque d’évaluation intelligente et continue. La mauvaise gouvernance découle de ces deux erreurs».

Nous souhaitons que la ville de Sainte-Adèle émerge du nuage de morosité qui l’enveloppe. Nous souhaitons jouer un rôle actif dans son développement socio-économique. Les décideurs adélois doivent s’affranchir du paradoxe d’Abilène et s’exprimer enfin librement et sans crainte pour le plus grand bien de la communauté.

Quittons Abilène et reprenons la route pour Sainte-Adèle. Même si le chemin du retour s’annonce sinueux, la destination en vaut la peine.
****ENCADRÉ****

Titre: La parabole

Par une journée de chaleur accablante, quatre personnes de la petite ville de Coleman au Texas, situé à environ 85 kilomètres d’Abilène, se prélassent sur une véranda. Sous la faible brise d’un ventilateur paresseux, ils jouent aux dominos et sirotent de la limonade. Une des personnes propose alors qu’ils se rendent tous à Abilène prendre un repas dans une caféteria de la ville. Chacun trouvant que c’est une mauvaise idée accepte pourtant la proposition croyant que l’idée plaît aux autres membres du groupe. Le trajet s’avère épouvantable. La vieille Buick qui les transporte n’est pas climatisée. La poussière s’engouffre par les fenêtres ouvertes et colle à leur visage en sueur. Une fois à destination, ils prennent un repas exécrable et s’embarquent ensuite pour le chemin du retour et avalent pour la seconde fois de la journée poussière et kilomètres dans une voiture transformée en étuve. Ce n’est qu’une fois de retour à Coleman que tous ont finalement avoué qu’ils n’avaient pas envie d’aller à Abilène. Ils y sont allés simplement parce que chacun croyait que les autres membres du groupe souhaitaient vraiment prendre ce repas à Abilène. Évidemment, ils s’accusaient mutuellement pour ce manque de communication.

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