Sécurité nautique: les hommes noient le problème

Par Nathalie Deraspe
Sécurité nautique: les hommes noient le problème

Toutes les noyades survenues au Québec au cours de la saison sont le fait d’hommes insouciants. Les quatre régions les plus touchées sont les Laurentides, le Saguenay-Lac-St-Jean, la Montérégie et la Mauricie, avec deux noyades chacune. La plus récente étant celle survenue la semaine dernière à Saint-Adolphe-d’Howard.

En vue de construire un conseil dynamique sachant répondre aux besoins des citoyens, M. Gravel a su s’allier à un homme d’expérience, Jean-Claude Massie, tout en laissant place à une relève exemplaire, Jean-François Lavigne. Ces deux hommes dévoués politiquement souhaitent avant tout revitaliser Saint-Adolphe et ils se sentent maintenant prêts à remporter le combat électoral qui approche à grand pas!

Sur 13 morts, 11 ne portaient pas de veste de flottaison. Le doute demeure dans le cas de la 12e victime, où cette information n’a jamais pu être validée.

Même si les statistiques nous laissent croire que la saison n’a pas été aussi meurtrière qu’en 2008, avec ses 20 noyades, il n’y a pas lieu de se réjouir, compte tenu de la température maussade à laquelle les Québécois ont été confrontés. «Une seule noyade est une noyade de trop», estime le président du Conseil québécois du nautisme, Vahé Vassilian. Au-

jourd’hui, ajoute-t-il, il n’y a pas d’excuses pour bouder le gilet de sauvetage. Les modèles et les couleurs varient à l’infini. Il y a même des petites sacoches à air comprimé qui sont très efficace en bateau ou à voile. Encore faut-il que l’outil ne soit pas laissé dans le coffre arrière de son véhicule.
«Les gens ne se méfient pas assez de l’immersion en eau froide. Le soir, la température varie considérablement. Dès qu’on chavire, on avale automatiquement un litre d’eau et même parfois plus. Essayez de nager avec trois pull-over sur le dos ensuite. La victime de la semaine dernière a tenté de se rendre à la rive et sur le bateau, mais elle n’a jamais réussi.»

Quand la négligence coûte des vies

D’après les statistiques, beaucoup de gens meurent lors de leur première immersion dans l’eau, même s’ils savent nager. Dès la deuxième minute avoir involontairement plongé dans l’eau, les battements de notre cœur augmentent de 600%. Étonnamment, il ne faut que quelques degrés de différence avec l’extérieur pour que le corps se mette en état de panique.

Cette année, 76% des accidents ont été causés majoritairement sur un lac à la suite d’un chavirement ou d’une chute par-dessus bord. Plus de la moitié des embarcations en cause mesuraient moins de 6 mètres. C’est pourquoi Vahé Vassilian précise qu’il faut non seulement bien se préparer à une balade sur l’eau, mais il faut s’assurer qu’il en soit de même de notre embarcation. Un petit pépin, même à quelques pas de la rive, peut s’avérer fatal.

L’inexpérience y compte également pour beaucoup. Malheureusement, la législation est bien peu sévère à cet égard. «Il y a un couple d’aveugles qui a obtenu son permis de bateau sur Internet, illustre le président du Conseil québécois du nautisme. Avec des questions aux choix multiples, 70% réussissent l’examen. Je connais des gens qui n’ont jamais mis les pieds sur l’eau qui l’ont passé sans problème. Quant à la veste de flottaison, le gouvernement n’oblige pas de l’avoir sur le dos.» Comme les deux tiers des noyades surviennent sur les lacs, les municipalités auraient sans doute tout intérêt à faire des campagnes de prévention dès le début du printemps, estiment plusieurs.

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