Service Police de Sainte-Adèle

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Par Thomas Gallenne
Service Police de Sainte-Adèle

Descôteaux fait une mise au point

Vendredi dernier, Claude Descôteaux tenait un nouveau point de presse afin de réaffirmer la volonté de certains citoyens de maintenir un service de police de proximité pour les citoyens de Sainte-Adèle.

La première des choses qu’a tenu à souligner Claude Descôteaux lors de sa conférence, c’est que «le regroupement de citoyens pour le maintien de la police municipale de Sainte-Adèle n’est pas un regroupement politique contrairement à ce que certains tentent de faire croire». Il en veut pour preuve que le regroupement est formé de citoyens et citoyennes de toutes tendances, plusieurs d’entre eux ayant voté pour le maire Réjean Charbonneau.

«La population de Sainte-Adèle veut le maintien d’un service de police de proximité: des policiers qui connaissent les citoyens, les commerçants et le territoire de Sainte Adèle et qui sont en mesure de répondre rapidement aux appels d’urgence et d’aide», a-t-il ajouté. Selon les défenseurs du service de police municipal, il s’agit d’une question de «qualité de vie, d’identité et de sentiment de sécurité».

Georges Badeaux, citoyen de Sainte-Adèle depuis 7 ans, a lui-même vécu la perte de sa police municipale, du temps où il était conseiller à Ville Mont-Royal. «Lorsqu’il y a eu la fusion des services avec la Communauté urbaine de Montréal, on a vu le changement quelques années après, explique-t-il. On veut une police qui patrouille, qui est présente et qui est proche de la population.» D’après M. Badeaux, la population est vieillissante et elle veut se sentir en sécurité. «Au début la Sureté du Québec va nous promettre des effectifs, croit-il, puis par la suite, elle va se fier sur les statistiques de criminalité pour répartir le personnel en fonction des besoins.» Or effectivement, il est là le point: les besoins. Les citoyens peuvent-ils se payer le luxe de s’offrir un service pour répondre à une perception (sentiment) de sécurité, décalés à des besoins réels? «À 90$ par personne par année en moyenne, on pense que pour avoir une assurance sécurité, ça vaut le coût», croit M. Badeaux.

 

Le regroupement interpelle les élus

Le comité de citoyens pour le maintien de la police municipale demande aux membres du conseil municipal et au maire Charbonneau quatre choses: faire connaître les critères retenus pour la prise de décision dans le dossier de la police, former un comité de citoyens ad hoc, un échéancier et enfin l’engagement de consulter la population par le moyen d’un référendum s’il en venait à recommander l’abolition du corps de police. «Le maire Charbonneau avait promis dans sa plateforme électorale une nouvelle façon de diriger notre ville. À quand un comité de citoyens pour le dossier de la police?», lance Claude Descôteaux.

«Nous souhaitons fournir toute notre collaboration et maintenir un dialogue positif», ajoute Georges Badeaux. Affaire à suivre…

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