Si j’étais Ministre de l’Éducation avec l’ADQ…

Par Stephane Gendron

L’ADQ vient d’être élue, et le Chef Mario Dumont me mandate pour aller vendre le transfert des juridictions des Commis­sions scolaires et d’ainsi présider au démantèlement des structures. Le défi est relativement facile à relever mais demandera un effort considérable.

Mode d’emploi

1- Premièrement, il ne faut aucunement entamer un processus public de consultation sur le principe même du démantèlement. La population veut des gestes et des décisions.

2 – Je me fais dresser un portrait de l’Institution que représente la Commission scolaire sur les plans administratif et financier, de même qu’un portrait financier concernant l’état des actifs qui feront éventuellement l’objet d’un partage ou d’une distribution;

3 – Je me fais dresser la liste des municipalités où l’on retrouve des écoles;

4 – Je convoque un fin de semaine pour un Lac-à-l’Épaule composé de cinq groupes qui deviendront les artisans de la gestion de nos écoles primaires et secondaires: l’État-major du Ministère, les Municipalités, les Directions d’écoles, les Comités de parents et les Centrales syndicales.

5 – La vision de gestion préliminaire est la suivante (le canevas):
– Le Ministère intègre au sein de ses directions régionales le personnel administratif actuel des Commissions scolaires avec plan de mise à la retraite tout en favorisant l’attrition. Il assure aussi les orientations pédagogiques, la conception des programmes et l’élaboration des règles budgétaires au niveau Gouvernemental;
– Les Directions d’écoles font l’acquisition de plus de pouvoir en matière de gestion et de direction et relèvent directement de la Direction régionale du MEQ qui agit en soutien aux grandes directives imposées par Québec, soient les règles budgétaires et les orientations législatives et pédagogiques;
– Les Comités de parents conservent leur juridiction au niveau de la Loi sur l’instruction publique et les pouvoirs de contrôle actuellement exercés par les Commission scolaire sont dorénavant exercés par la Direction régionale du MEQ;
– Les Centrales syndicales sont invitées à négocier à la fois localement (Directions d’école) et nationalement, soit directement avec le Gouvernement;
– Les Municipalités ont la propriété immobilière et la gestion de la taxation foncière et font l’intégration du personnel cols bleus pour l’entretien des immeubles. De plus, la Municipalité a un premier droit de véto de trois ans sur le maintien ou la fermeture des écoles. En cas de fermeture, l’édifice scolaire demeure dans le patrimoine immobilier de la Ville. Seul le pourcentage actuellement affecté à ces tâches au sein des actuelles Commissions scolaires est transféré aux Municipalités. L’en-lieu de taxes est conservé pour une période de transition à déterminer.

Avec un tel plan de match: clair, simple et précis, nous avons la feuille de route pour réaliser ce projet et moderniser nos écoles, et ce pour le seul bénéfice de nos enfants. Permettre aux Municipalités de contrôler l’avenir de ses institutions scolaires vient de nous donner un clé de plus pour prendre en main notre avenir collectif en région. Il s’agit d’un élément essentiel de notre survie nous permettant d’attirer de nouvelles familles chez-nous et de contribuer directement à l’avenir de notre jeunesse.

Pour moi, cette question est plus importante que le référendum de 1995.

L’avenir du Québec passe par notre survie et l’occupation du territoire.

Sur ce point, l’ADQ et Mario Dumont ont de la vision.

Ceci n’était qu’un rêve.

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