« Son décès aurait pu être évité »

Par Production Accès
« Son décès aurait pu être évité »

Malheureusement, un membre de notre famille, Bernard Vandal, est décédé lundi dernier, le 27 avril, après avoir contracté la COVID-19 dans la résidence Wilfrid-Grignon à Sainte-Adèle. Son décès aurait pu être évité.

La lenteur des procédures de sécurité dû au confinement est tout à fait inacceptable. Après de nombreux appels et quelques courriels effectués auprès de la résidence, peu ou pas de réponse nous ont été données. On nous confirmait que tout allait bien et que la situation était sous contrôle. De toute évidence, on nous mentait.

Notre pépé avait un téléphone cellulaire et il nous faisait part de l’inquiétude qu’il avait de se retrouver avec les autres résidents à la cafétéria aux heures de repas. Même que les résidents se promenaient librement dans la résidence, et ce, même après la confirmation d’un cas positif.

Nous avons exigé à plusieurs reprises que le centre appelle l’ambulance, car il avait des symptômes et il n’allait pas bien du tout.

Il devait attendre de voir le médecin le mercredi 22 avril. Finalement, il a été transféré d’urgence à l’hôpital le jeudi 23 avril, sans jamais avoir vu de médecin à la résidence. Il a été pris en charge par l’hôpital où il à passé le test pour la COVID-19.

Vendredi le 24 avril, on lui diagnostiquait une pneumonie sévère. Malgré tout, il devait  attendre le résultat avant d’être transféré à Laval où il recevrait les soins nécessaires. C’est finalement samedi le 25 avril en après-midi qu’il a reçu la confirmation qu’il avait été testé positif. Il a été transféré le soir seulement vers 20h à la Cité-de-la-Santé à Laval.

Nous n’avons plus eu de nouvelles jusqu’au lendemain matin, lundi le 27 avril, où l’on recevait l’appel du médecin qui nous annonçait que, dû à son état beaucoup trop avancé, le mettre sous respirateur artificiel ne ferait que repousser le moment fatidique. On lui a donc administré un calmant, lui permettant de s’éteindre tranquillement, sans souffrance et seul à l’âge de 84 ans.

Si les mesures de confinement avaient été respectées et que de simples mesures d’urgence et de sécurité avaient été appliquées, et ce, plus rapidement, il serait probablement encore parmi nous. C’est déplorable de constater qu’un endroit où l’on remet notre confiance, mais surtout le vie de nos aînés que l’on aime tant, soit aussi négligent envers la santé de ces personnes si vulnérables.

– D’une famille des Laurentides en deuil

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katherine odonnell
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katherine odonnell

On vient de m’annoncer à 20 heures que ma tante a la Covid-19. Le médecin m’explique qu’elle fait partie de l’éclosion du 15 avril dernier. Malgré mes fréquentes visites à sa fenêtre et mon acharnement à avoir de l’information, on a toujours refusé de me la donner.