SOPAIR : Un pas vers l’avant pour relier les municipalités

Par Marie-Catherine Goudreau
SOPAIR : Un pas vers l’avant pour relier les municipalités
(Photo : Facebook Plein air Pays-d'en-Haut)

Deux projets de connexion intermunicipale prennent forme tranquillement, mais sûrement, dans les Pays-d’en-Haut. Il s’agit du corridor de l’est qui va relier les municipalités d’Estérel, Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et Sainte-Adèle, ainsi que le projet de connexion des terres publiques entre les municipalités de Val-David, Val-Morin et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson.

Corridor de l’est

Marie-France Lajeunesse est directrice générale de l’organisme. Il vise à pérenniser, conserver et mettre en valeur une piste de ski de fond nordique qui reliait à l’époque les municipalités d’Estérel, Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et Sainte-Adèle. Cette piste permettrait également une connexion au Parc linéaire le P’tit Train du Nord. « C’est la suite logique de notre politique et celle de la MRC. Au-delà d’identifier les sentiers patrimoniaux et de dire que c’est important de les conserver, il faut agir, acheter les fonds de terrain et les aménager. » Cette connexion totaliserait 12 à 17 km de sentier.

L’objectif derrière est aussi de rebâtir l’économie autour du plein air, comme c’était le cas autrefois. Par exemple, des entreprises de location de vélo ou de ski pourraient se greffer autour de cet axe. « On est dans un produit alternatif au P’tit train. C’est un moteur de développement pour les autres produits récréatifs en bordure », soutient Mme Lajeunesse.

Première étape

La première étape du projet est déjà amorcée : il s’agit de relier le secteur de Joli-bois au noyau villageois de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Un investisse-ment de plus de 1 million de dollars est en cours pour cette étape qui servira à la connexion au P’tit Train du Nord. Il s’agira d’un parcours semi-urbain où la mobilité active sera priorisée. Le but est de le rendre sécuritaire pour les enfants et accessibles aux jeunes familles.

Pour la suite des étapes, il reste quelques formalités avec certains propriétaires privés, mais « la volonté politique des municipalités est là », poursuit la directrice générale. « Une fois que le fonds de terrain est pérennisé, si on a l’aval des politiques et l’argent qui rentre, on peut le construire. »

Connectivité des terres publiques

La SOPAIR travaille également sur un autre projet pour connecter des terres publiques entre la municipalité de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et le Parc régional Val-David-Val-Morin. L’objectif de ce plan directeur, présenté lors de la dernière assemblée, est de pérenniser les pistes de ski de fond nordiques qui sont actuellement dans ces terres, et de les développer pour des activités 4 saisons.

« On fait quelque chose qui ne s’était pas fait depuis des années : on rattrape des sentiers qu’on avait perdus, qui connectent des municipalités. C’est la première fois qu’on réussit à faire ça. » 

Ainsi, avec l’institut des territoires et les gestionnaires locaux, la SOPAIR a préparé des sondages pour les propriétaires privés des municipalités concernées. Le but était de savoir s’il y avait une acceptabilité sociale pour éventuellement pérenniser un accès sur leur terrain. « Cela nous a permis de dessiner le couloir qui serait à préconiser pour un achat ou une acquisition éventuelle. Il s’est dessiné une connectivité vers le nord, entre Val-David et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. » Cela signifie qu’à long terme, ces territoires seraient connectés, mais il y aura beaucoup de travail à faire pour relocaliser les pistes de ski.

Premier plan d’action

Dans ce plan directeur, des terrains ont été identifiés pour l’acquisition par des municipalités pour assurer des accès et des stationnements. « Il y a un premier plan d’action où chacune des municipalités part avec son plan local, qui s’imbrique dans une vision globale. Elles se sont mis des objectifs de tronc commun pour développer entre autres la sensibilisation et l’auto-financement. »

Pour Marie-France Lajeunesse, ce plan représente une belle ouverture pour travailler dans l’ensemble des Laurentides.

« Ça a soulevé beaucoup d’enthousiasme pour la suite des choses. » C’est un premier pas qui mènera à d’autres projets.

Partager cet article
S’abonner
Notifier de
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent Le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
Gaetan Allard
Gaetan Allard
2 mois

Je suis tellement heureux de voir que tous et chacun, résidents, politiciens et propriétaires terriens réalisent et participent au développement des activités plein air de notre belle région. Le plein air a été et demeure toujours d’une importance capitale au bien-être physique et psychologique des participants aux activités surtout en ces temps de pandémie 🤔👏
Réalisons nous vraiment la chance que nous avons de vivre dans Les Laurentides 😉