Souvenirs de confinement

Lili Gagnon
Souvenirs de confinement
Quand est-ce mes invités pourront à nouveau voir cette affichette d'accueil dans notre entrée? (Photo : Lili Gagnon)

Au moment d’écrire ces lignes, le plan de déconfinement n’a pas encore été officiellement lancé, mais on sait qu’il s’en vient. M. Legault en fera l’annonce aujourd’hui.

Un vent d’espoir et de nostalgie valse dans mon cœur.

Nostalgie?

Quoi? C’est déjà fini?

Pourtant, j’ai tout plein de nouvelles recettes, encore, que je veux essayer.

Je viens même de me procurer de la levure, je veux essayer de faire mon pain, moi aussi!

Bien oui, si on s’engage vers un éventuel déconfinement, je me dis : « Finalement, ça bien été, on s’en est bien sortis. »

 

Je sais que mes enfants se rappelleront de ce confinement toute leur vie.

Qu’ont-ils appris?

Est-ce que j’ai passé assez de temps avec eux? A-t-on réussi à souder des liens? Ai-je eu un impact positif sur leurs petites existences?

Moi, qu’est-ce que j’ai appris?

 

En fait, je me le répète, plus rien ne sera comme avant.

La prudence sera de mise.

On n’est pas rendus à l’étape des rapprochements mais on pourra tranquillement recommencer à avoir une vie sociale.

Pouvoir enfin avoir un vrai contact entre humains, face à face, masque ou pas. Oui, nous serons au moins à deux mètres de distance mais on pourra avoir un vrai contact quand même.

Le télétravail et les visioconférences sont là pour rester mais l’énergie humaine et le langage non-verbal ne se transmet pas par la technologie, malheureusement.

En route vers un déconfinement….

 

Qu’est ce qu’on a hâte de faire? Se mettre ‘cute’, revoir la famille et les amis, travailler ailleurs qu’à la maison, avoir un peu de répit si on choisit d’envoyer les enfants à l’école ou la garderie.

Qu’est ce qu’on a vraiment pas hâte de retrouver? Les bouchons de circulation, dépenser pour de l’essence, les vêtements inconfortables, les heures interminables loin de la maison et de la famille.

 

Le confinement nous a appris que l’autosuffisance est un objectif à atteindre.

J’espère que nous saurons continuer à ménager nos transports. Ces routes désertes ont quelque chose de poétique. Jamais je n’aurais pensé voir cela de mon vivant.

Le temps qui s’arrête. Tout le monde qui prend le temps de respirer en même temps.

Maintenant quand on voit des images de bouchons de circulations en archives à la télévision, ça me donne autant mal au cœur qu’une scène d’horreur.

Bienvenue chez-nous

 

Je suis une fille qui aime recevoir.

J’aime cuisiner pour les gens que j’aime.

J’aime que ma maison soit pleine des fous rires et de vie.

Chez-nous, y’a de la place pour tout le monde, les adultes, les enfants, les chiens.

Si tu es mon invité, tu ouvres le frigo, les armoires, tu fais comme chez-toi.

 

Je ne sais pas quand on aura la maison pleine de monde à nouveau, mais je sais que tranquillement, prudemment, on va pouvoir élargir notre cercle peu à peu. Le 2 mètres de distance reste possible dans plusieurs activités estivales. Faudra être hyper prudents lorsqu’on partagera les salles de bains avec d’autres familles. Une chose à la fois, on va découvrir les étapes ensemble.

 

En terminant, je lève mes deux mains dans les airs pour Laurent Duvernay-Tardif qui travaille à donner les soins de base dans un CHLSD de la Montérégie. Un modèle inspirant pour toutes les générations! Quel homme exceptionnel

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