(Photo : Archives)

L’argent pour Anaïs Leprohon et les Canadiennes à Sydney

Par Luc Robert

Le Canada a dirigé 38 rondelles au filet adverse au Championnat mondial féminin M18 2026, tenu à Sydney (Cap-Breton), mais les États-Unis ont tout de même remporté la médaille d’or par la marque de 2-0, dimanche dernier.

Les hockeyeuses canadiennes ont tout donné, mais se sont frottées à une gardienne au sommet de son art. Bianca Birrittieri a réalisé le coup de pinceau, menant son équipe à la conquête.

« La gardienne américaine était dans sa bulle et les Américaines ont été très opportunistes tout au long du match. On y croyait et on voulait vraiment gagner. En plus, la foule ne nous lâchait pas, tant lors des finales au Centre 200 (aréna des Screaming Eagles, LHJMQ) qu’au Centre Monbertou, un endroit plus petit et convivial, en ronde préliminaire », a décrit comme atmosphère l’arrière de Saint-Sauveur, Anaïs Leprohon.

Celle qui deviendra majeure le 8 février prochain a connu de son propre aveu un tournoi correct, mais elle aurait préféré voir un meilleur effort collectif, à son dernier match international dans la catégorie d’âge des moins de 18 ans.

« Nous avions cinq Québécoises en uniforme et notre apport a été notable. Il faut développer nos filles et faire plus confiance aux jeunes dans les moments importants. Ça leur servira plus tard. Nous avions un bon noyau, mais ça n’a visiblement pas été suffisant en finale », a-t-elle constaté.

Les joueuses des États-Unis ont pris les devants en fin de première période par l’entremise d’Emily Pohl, qui a déjoué la gardienne québécoise Léa-Rose Charrois, qui a réalisé 25 arrêts de bout en bout. Lindsay Stepnowski a ensuite doublé l’avance des États-Unis en fin du deuxième tiers, tandis que Birrittieri a encore frustré les Canadiennes à plusieurs reprises devant l’autre filet.

Malgré une poussée soutenue des représentantes de l’unifolié en troisième période, les Américaines ont tenu le coup.

« On n’a pas été capables de concrétiser nos chances de marquer. On n’est pas satisfaites de finir avec l’argent. Avec le recul, je pense qu’on l’appréciera un peu plus », a ironisé la capitaine adjointe, Rosalie Tremblay.

L’an dernier, les Canadiennes avaient gagné par la marque de 3-0, face à leurs rivales du sud. Tremblay et Leprohon faisaient partie de l’équipe championne de 2025.

« L’aréna était rempli pour nos deux derniers matchs et ça faisait la vague dans les estrades : on ressentait leur énergie. Nous disposions en plus d’un calendrier favorable avec six parties disputées en sept jours, sans avoir de programme double la même journée. Il n’y avait plus que les Américaines et nous qui possédaient un bon club. La Suède s’en vient bien, même si nous les avons battues solidement », a raconté Leprohon.

Lors de la ronde préliminaire, les Canadiennes avaient en effet battu la Suisse 9-0, la Hongrie 14-0 et la Suède 9-2. Elles ont poursuivi leur lancée en quarts de finale, venant à bout des Finlandaises au compte de 12-0, avant d’obtenir leur billet pour la grande finale, en s’imposant 8-1 contre la Tchéquie.

« On ne s’attendait pas nécessairement à être aussi dominantes offensivement. Mais c’était difficile de se préparer pour un gros match contre les Américaines, parce qu’on n’avait pas eu énormément d’adversité avant la finale », a avoué Tremblay.

Laurie Aubin a été la meilleure pointeuse du tournoi chez les Québécoises avec une récolte de 3 buts et 7 passes. De son côté, Tremblay a amassé 7 points, dont 3 filets. Leprohon et Madison Lévesque étaient les deux autres représentantes de la Belle Province au sein de l’équipe nationale. Elles ont respectivement récolté 6 et 4 points.

« J’ai obtenu six aides. J’aurais pu faire mieux. Le calibre était bien, mais il a diminué par rapport à 2025. On n’avait pas de raison de perdre. On avait un hôtel près de l’eau et d’excellentes conditions de préparation. J’ai toujours détesté perdre, surtout avec la fiche que nous avions concoctée jusque-là », a déploré la compétitive Leprohon.

Anaïs a ensuite été prise lundi dans une tempête de neige, à son retour à Québec.

« On a couché à Sydney dimanche, puis on a effectué une randonnée de 5 heures d’autobus entre Sydney et Halifax lundi, avant de prendre un vol pour Montréal-Trudeau. Et là, mon avion vers Québec est aussi retardée. Au moins, ma saison collégiale se poursuivra avec les Titans du Cégep Limoilou. J’aurai du hockey à l’horaire jusqu’en avril. C’est encourageant », a achevé Leprohon.

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