Cyclisme : Zorak Paillé frôle les 10 meilleurs en Amérique du Sud

Par Luc Robert - Initiative de journalisme local

Le cycliste Zorak Paillé a impressionné aux deux premières Coupes du Monde UCI de vélo de montagne de l’année, qui se tenaient au Brésil. Il a pris le 11e rang à Mairipora (Sao Paulo) et la 21e position à Araxa (nord-ouest de Rio), dans la discipline du cross-country olympique (XCO).

Les courses de XCO se déroulent sur des parcours entre 4 et 5 km à parcourir plusieurs fois, selon la catégorie. Les compétiteurs doivent franchir divers obstacles, tout au long du tracé.

« À Mairipora, j’ai connu ma meilleure course à vie. Je partais 31e et j’ai ensuite réussi toute une remontée, achevant la course 11e. Je suis très heureux d’avoir frôlé le classement des 10 meilleurs coureurs, surtout que la chaleur était torride et accablante tout au long du parcours », a-t-il commenté.

L’athlète en vélo de montagne, âgé de 19 ans, a aussi achevé des épreuves de cross-country courte piste (XCC) aux 27e et 20e rang, sur un format court et récent, dont la discipline a été adoptée en 2018. Elle est disputée par les mêmes participants de renommée internationale que le cross-country olympique.

« C’est tellement différent comme contexte. Au XCC, il faut tout donner sur une courte période de temps, car l’épreuve est limitée à 20 minutes. Il est difficile d’avancer au classement et de te maintenir avec le peloton. Au XCO, tu as le temps de trouver tes points de repères et de maîtriser ton plan de course, pendant sa durée de 1 h 30. Dans les deux formats, je me suis bien défendu. »

Été chargé

La jeune carrière sportive de Zorak se poursuit sur les chapeaux de roues. Depuis le début de la saison 2024, il a aligné les conquêtes : 5 podiums lors de participations à 7 courses, dont 2 victoires (une dans la catégorie élite XCC, courte piste), en devançant des coureurs de renom à Porto Rico et une autre aux États-Unis en XCO, toujours dans la tranche d’âge des U23. Il a même connu une semaine de 3 podiums en autant de courses, disputées en 4 jours, avec très peu de repos, dont à la US Pro-Cup de Fayetteville, où il concourait dans la catégorie élite.

« Ça va bien et ça débloque vite en 2024 pour moi. Concurrencer les meilleurs athlètes internationaux est une grande source de motivation. À Fayetteville, j’ai gagné une épreuve et terminé 5e à l’autre, chez les élites. Quand tu te mesures à des athlètes du plus haut niveau, ça te force à aller encore plus fort sur les pédales pour te tenir avec eux en avant. Le reste, c’est de la gérance d’épreuve. Des fois, ça fonctionne mieux que d’autres », a ajouté le modeste cycliste.

Le longiligne sauverois possède un calendrier chargé pour la période estivale à venir.

« Je prendrai part aux Championnats panaméricains U23, du 8 au 14 mai à Soldier Hollow, en Utah. Ma prochaine Coupe du monde se tiendra quant à elle en République tchèque, à la fin de mai. Aux États-Unis, je crois avoir des chances de m’approcher d’un podium aux Pan-Am, sinon obtenir un top 5. Tu te sens dans le coup quand tu es en mesure de répéter souvent des performances qui chauffent les meilleurs. »

Avec un horaire mondial compliqué, Zorak poursuit ses études collégiales seulement aux sessions d’automne, en sciences humaines/administration.

« Je parviens à joindre les deux bouts, entre études et compétitions, mais je dois planifier ça à l’avance et avec précision. C’est très exigeant de se maintenir parmi les meilleurs mondiaux et de faire de même en classe. Ça demande beaucoup de discipline », a terminé le coureur de l’Équipe Pivot Cycles OTE.

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