Les astres s’alignent pour Olivia Bouffard-Nesbitt vers ses 2e olympiques
Par Luc Robert
La fondeuse Olivia Bouffard-Nesbitt a su tirer profit des dernières occasions s’offrant à elle, pour finalement se qualifier in extremis sur l’équipe canadienne de ski de fond, qui participera aux Jeux Olympiques d’hiver en Italie.
L’athlète originaire de Morin-Heights avait tout d’abord été ignorée lors de l’annonce initiale des places au sein de la formation nationale, à Silver Star (C.-B.) en décembre dernier. Elle s’est sentie revigorée en apprenant qu’une place supplémentaire pour aller à Milan-Cortina d’Ampezzo serait finalement ajoutée.
À son tout premier Tour de ski en Italie, Bouffard-Nesbitt a été la seule Canadienne à atteindre les rondes éliminatoires du sprint, style libre, à Dobbiaco. Elle s’est pointée au 27e rang du classement final. Puis, aux qualifications du sprint classique, à la Coupe du monde de Goms, en Suisse, elle a signé la meilleure performance des Canadiennes avec une 46e place, suivie de Liliane Gagnon, 54e, et de Katherine Stewart-Jones, 56e. Elle a fini par obtenir la confirmation dans les derniers jours qu’elle prendra part à ses deuxièmes Jeux Olympiques, après ceux de Pékin en 2022.
« Au milieu de décembre, ça a été un choc de savoir qu’on me laissait tout d’abord de côté. J’ai été affectée par la maladie, juste avant les sélections. En pouvant accompagner tout de même Équipe Canada à la Coupe du monde et au Tour de ski, j’ai tout donné ensuite. Il faut croire que Nordiq Canada a constaté mes efforts et performances », a-t-elle relativisé.
Bouffard-Nesbitt a pris le 11e rang au sprint par équipe à la Coupe du monde de Goms, en Suisse le 23 janvier, un autre résultat qui a fait écarquiller les yeux. « Au cours de la dernière année, j’ai pris plus de la confiance dans mes sprints et mes habiletés à me qualifier. Mais en Coupe du monde, il n’y a rien de donné, c’est vraiment compétitif. Tout le monde se trouvait en forme et se préparait pour les Olympiques. Ce n’était pas facile. En Suisse, je ne me sentais pas mal, mais il me manquait de la vitesse. Mes mouvements n’étaient pas aussi rapides que prévu. Mais mes attentes demeuraient élevées et j’ai persévéré », a ajouté la fondeuse.
Une expérience payante
À maintenant 33 ans, la vétérante des tracés de skis sait à quoi s’attendre à la XXVᵉ olympiade d’hiver. « À Beijing, c’était ma première compétition internationale en plus de six ans. Je me sentais un peu comme une impostrice parmi la sélection. Là, j’arrive en Italie par la grande porte, mieux préparée. J’ai mérité ma place dans l’équipe et je la mérite: je vais savourer cette nouvelle chance », a-t-elle plaidé.
L’Équipe Canada féminine de ski risque de dominer lors des épreuves de longue distance. Mais Olivia entend plutôt éprouver du plaisir dans son petit monde, au lieu de laisser la pression l’affecter.
« Je suis passée par toutes la gamme des émotions, avant de faire ma place. Mais là, c’est plus stable, avec mon copain et mes parents sur place en Italie. J’ai de plus en plus confiance en moi au sprint. Je n’ai rien à perdre cette année et je me sens en très bonne forme. Par le passé, je doutais souvent de moi quand j’arrivais en Coupe du monde, mais maintenant, je veux être dans ma bulle, ne pas penser aux autres et juste skier ma propre course : et ça va fonctionner », a-t-elle prévu.
Les résultats olympiques de Bouffard-Nesbitt à Pékin (2022) se résument par une 61e place au 10 km style libre, une 44e au skiathlon, une 40e au sprint style libre, ainsi qu’ume 9e place au relais 4×5 km. L’horaire des canadiennes aux diverses épreuves de ski de fond à Milan-Cortina peut être consulté ici : https://olympique.ca/horaire-du-ski-de-fond-jeux-olympiques-dhiver-de-2026/