Saint-Adolphe-d’Howard : « Une Histoire qui fait bouger » a réuni 107 jeunes à l’extérieur
Par Luc Robert
La troisième édition du projet « Une Histoire qui fait bouger » a donné l’occasion à 107 jeunes âgés de 5 à 12 ans, provenant de 30 écoles et de 14 municipalités des Laurentides, de suivre des cours de patin, de raquette et de ski de fond gratuitement, ainsi que de participer au Triathlon ludique des jeunes le 8 février.
Ce dernier événement non compétitif a mis en valeur la participation, l’inclusion et le plaisir de bouger en hiver. Tous les participants au triathlon ludique ont reçu une médaille de participation en guise de souvenir à cette journée de plein air.
« Le triathlon visait spécifiquement les jeunes de 5 a 12 ans. Des enfants de partout des Laurentides sont venus à Saint-Adolphe. L’objectif principal de notre projet consistait à faire bouger les jeunes de l’école primaire (5 à 12 ans), durant trois fins de semaines, en janvier et février. Ce projet était offert aux jeunes des 35 municipalités qui font partie des trois MRC suivantes : la MRC de la Rivière du Nord, la MRC des Pays-d’en-Haut et la MRC des Laurentides. Cela a été un vif succès », a souligné M. Tom Silletta, président du comité organisateur.
Les activités choisies ont été la raquette, le ski de fond et le patin, trois activités hivernales emblématiques de la région des Laurentides. Pour la troisième édition, les organisateurs ont aussi offert aux jeunes d’essayer la trottinette à neige, une activité de plein-air qui gagne en popularité au Québec.
« Durant deux fins de semaine (les samedis 24 et 31 janvier), les jeunes avaient l’opportunité de suivre des cours pour apprendre les rudiments de ces trois disciplines, tels que les techniques de base, comment s’habiller, adopter de saines habitudes alimentaires et comment prendre soin de son équipement. Les cours étaient gratuits et l’équipement était disponible sans frais pour les participants qui n’en possèdent pas. Sur place il y avait aussi de l’équipement spécialisé, permettant la pratique des trois disciplines à des enfants en situation de handicap », a-t-il détaillé.
Les jeunes pouvaient se reposer entre chaque discipline sportive, en faisant le tour des kiosques et en participant à des activités amusantes, qui ont mis en valeur l’histoire de ces trois sports dans les Laurentides.
« La troisième fin de semaine de l’activité, le dimanche le 8 février, les jeunes ont participé à un triathlon d’hiver ludique, leur permettant ainsi de mettre en pratique ce qu’ils ont appris. Cet événement, sans chronométrage, avec les distances adaptées selon la capacité de chacun, a mis l’emphase sur la participation, l’inclusion et le plaisir de bouger en hiver. La Société d’Histoire de Saint-Adolphe-d’Howard a mis en place des chapiteaux avec de l’animation, des personnalités qui ont marqué l’histoire de ces trois disciplines sportives et des présentoirs qui démontraient l’évolution des raquettes, patins et skis de fond à travers les années », a poursuivi M. Silletta, également président de la Société d’Histoire de Saint-Adolphe-d’Howard.
Ce dernier voulait aussi, en compagnie des bénévoles, sortir les élèves de leurs habitudes de passer des heures devant les écrans d’ordinateurs et de cellulaires.
« Bouger physiquement est un gage de santé, tout autant physique que mentale. Cette réalité nous incite à reproduire en 2027 la quatrième édition de « Une Histoire qui fait bouger ». Les jeunes qui pratiquent du sport ont une certaine fierté, ça leur fait vivre la notion d’effort et cela contribue de façon positive à leur estime de soi. Je veux que les jeunes réduisent leur temps devant les écrans et augmentent leur temps d’horaire pour aller jouer dehors. C’est ma mission », a-t-il enchaîné.
Tom Silletta sait de quoi il parle, car il est un enseignant d’éducation physique retraité. Il a notamment œuvré comme entraineur en ski de fond aux Jeux Olympiques de Calgary en 1988 et puis comme entraineur de ski paranordique, aux Jeux Paralympiques de Vancouver, en 2010.
Les activités à Saint-Adolphe ont été rendues possible grâce aux efforts conjugués du comité organisateur, épaulé de 42 bénévoles et la coopération de 7 organismes communautaires. Le soutien financier au niveau municipal, régional, provincial, fédéral, ainsi que de 19 commerçants locaux ont permis de réaliser ce projet communautaire.