(Photo : FIS freestyle)
Laurianne Desmarais-Gilbert réalisera un rêve en participant à ses premiers Jeux olympiques à 28 ans.

Premiers Jeux olympiques pour Laurianne Desmarais-Gilbert

Par Luc Robert

La bosseuse Laurianne Desmarais-Gilbert a profité de la Coupe du monde de Waterville Valley pour faire le plein de confiance, y signant son meilleur résultat de la saison. Sa 16e place lui a d’ailleurs valu un billet pour ses premiers Jeux olympiques d’hiver en carrière, qui se tiendront en février, en Italie.

Quatrième des Championnats du monde en mars 2025, Desmarais-Gilbert a connu un début de saison plus difficile cet automne. Elle n’a pas été en mesure de percer le top-20 lors de ses quatre premières sorties de la saison. Sa 16e place au New Hampshire est tombée à point, à quelques semaines de la grande danse olympique.

« Non seulement ça fait du bien, mais je crois aussi que ça démontre que je suis une fille capable de bien performer et de me classer parmi les 16 meilleures en finale. C’est positif parce que j’avais éprouvé de la difficulté depuis le début de la campagne; j’ai eu des remises en question car je me sentais meilleure que jamais à l’entraînement, mais ça ne se transposait pas aux épreuves de Coupe du monde. J’ai douté, mais j’ai réussi une très bonne descente juste avant les Jeux olympiques. Le processus d’évaluation avait débuté dès juillet 2024 pour les qualifications Comme quoi Il faut toujours s’appliquer jusqu’à la fin », a détaillé Desmarais-Gilbert.

À Milan-Cortina d’Ampezzo, Julien Viel et Desmarais-Gilbert feront partie d’un groupe de cinq Québécois qui participeront aux Jeux olympiques en bosses, en compagnie du légendaire Mikaël Kingsbury, Elliot Vaillancourt et Ashley Koehler. La Saskatchewanaise Maïa Schwinghammer et la Britanno-Colombienne Jessica Linton complètent la délégation canadienne.

Le dernier droit

Un camp préparatoire final se tient actuellement pour l’équipe olympique canadienne à Val Saint-Côme, dans Lanaudière, avant que les athlètes voyagent vers l’Italie, au début du mois de février.

« Je me donnais rarement le crédit quand je m’améliorais : je me tenais loin des feux de la rampe, je faisais ma petite affaire et je baissais la tête après les épreuves. Ça a fini par payer de vouloir sortir de ma coquille. Je veux montrer aux jeunes qu’une late bloomer (athlète au développement tardif), ça peut aussi aller loin, même à 28 ans, quand on y croit vraiment. Mon âge, mon parcours et ma persévérance m’ont aidé à percer l’équipe olympique », a-t-elle fait valoir en entrevue.

Déboussolée par l’heureuse annonce, l’Adéloise a mis du temps à réaliser son exploit.

« À mon retour de Waterville, mon entraîneur Michel Hamelin, aussi celui de l’équipe canadienne, m’a appelé le samedi pour m’annoncer ma qualification. Mais la nouvelle devait seulement sortir publiquement le mardi suivant. J’ai commencé à comprendre ce qui m’arrivait au retour du New Hampshire. Il fallait que je revienne sur terre, car je portais soudainement sur un nuage », a-t-elle ébauché comme sensation.

Desmarais-Gilbert s’attend à vivre d’autres grandes émotions en Europe, malgré qu’elle soit expérimentée sur le circuit de la Coupe du monde, elle qui est membre de l’équipe nationale depuis 2018.

« Après l’annonce, je ressentais des larmes de joie, à penser que ma famille sera à mes côtés à Livigno, aux Jeux d’hiver ! J’ai déjà vécu les Jeux du Canada en 2016, dans un genre de mini-olympiques. Cette fois, l’excitation atteindra un maximum en vivant dans un vrai village olympique, avec toutes les nations et les activités qu’on y retrouve. Je sais d’avance que je me sentirai sans mot à mon arrivée : je devrai me pincer pour constater que je vis réellement cette expérience », a-t-elle partagé.

L’appui familial sera de taille, car sa sœur Valérie Gilbert a participé à plusieurs Coupes du monde, entre 2016 et 2022, alors que son frère, Benoit Gilbert, a complété des saisons sur le circuit nord-américain.

Première finale cette saison

Après un week-end plus difficile à Val Saint-Côme, Desmarais-Gilbert a pu skier en finale pour une première fois cette année après s’être classée 15e des qualifications avec une note de 67,77 à Waterville Valley.

Malheureusement pour la Québécoise, sa présence en première finale a été de courte durée, puisqu’elle a chuté quelques instants après l’atterrissage du premier saut. Elle a été en mesure de se relever rapidement afin de rejoindre le bas de la piste et de ravir le 16e rang du classement du jour.

« Je suis tombée en finale, mais je me suis relevée pour ne pas gâcher ma super qualification et pour rallier l’arrivée. Au camp de Val Saint-Côme, j’ai ensuite fait des exercices en gymnase, tout en voulant encore améliorer certains aspects techniques : j’ai travaillé à améliorer mon saut du haut, pour pouvoir montrer plus longuement aux juges la prise de mon ski. J’ai aussi poussé pour effectuer mes manœuvres avec plus de vitesse. Ça a bien été », a-t-elle évalué.

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