Stéfani Meunier ou la fascination pour les livres

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Stéfani Meunier ou la fascination pour les livres

Auteure de Saint-Adolphe-d’Howard

Françoise Le Guen

Fin janvier, Stéfani Meunier publiait son cinquième roman « La plupart du temps je m’appelle Gabrielle ». Ce livre est le récit de l’amitié que rien ne distingue de l’amour lorsqu’il s’agit de porter assistance aux êtres que la maladie isole.

On y fera la connaissance d’un père fidèle à sa femme pourtant folle, d’une fille qui change de nom lorsque sa mère se dédouble, de jumeaux dont l’un est autiste et l’autre souffre d’un trouble d’opposition. Le thème fut choisi un peu par hasard nous dit l’auteure de Saint-Adolphe-d’Howard. « Après l’écriture de mon dernier roman, je faisais des recherches aléatoires. Et je suis très intéressée par la santé mentale dans ma vie personnelle. » Elle se pose une question : « Si quelqu’un qui a deux personnalités a un enfant, est-ce que cet enfant est le même pour les deux personnalités ? » Ce sera l’idée de base du roman. « Après j’ai eu un gros blocage pendant quelques années. Ensuite, j’ai repris l’écriture du livre, et le personnage de Jasmine, la mère des deux garçons, est arrivé. Je ne l’attendais pas. Ça m’a permis de parler de choses qui sont beaucoup plus proches de moi. » Stéfani Meunier, maman d’un ado de 14 ans et d’une petite fille de 8 ans, connaît bien le sujet dont elle parle, elle a un enfant avec un trouble oppositionnel et un TDAH.    

Bienveillance

Sa passion de l’écriture a toujours été là. « Je me rappelle avoir eu une fascination pour les livres avant même de savoir lire. Mes parents possédaient une très grande bibliothèque. Un des premiers livres qui m’a fasciné est un ouvrage sur les naufrages. Je ne savais pas lire, mais je feuilletais les images. Pour moi, les mots, la lecture et la mer ont toujours été reliés. » L’écrivaine confie que les thèmes de ses histoires lui viennent naturellement. « L’idée arrive comme un flash, j’ai souvent la première phrase qui me vient en tête et je développe à partir d’elle. » Selon Stéfani Meunier, la mission de l’écrivain consiste au départ à créer une émotion et à amener quelque chose de bon. « J’essaie de mettre beaucoup de bonté dans mes écrits. Je trouve ça important dans la vie en général, l’empathie, la bienveillance, le fait qu’on peut s’aider les uns les autres. J’essaie à ma façon de transmettre ces valeurs. » L’auteure espère que le livre va aider les gens.

Inspirations

De nombreux auteurs l’inspirent. Parmi eux, l’auteur français Philippe Djian, le Québécois Jacques Poulain pour son écriture très épurée et Stephen King dont elle est une grande fan. « Ses dialogues sont très justes, on croit vraiment à ses personnages. »

Née à Montréal en 1971, Stéfani Meunier, après une maîtrise en création littéraire à l’Université McGill, s’est installée à Saint-Adolphe-d’Howard, le lieu de son enfance. Elle y venait depuis très longtemps, ses parents ayant acheté un chalet quand elle avait trois ans. « Quand j’ai eu 13 ans, mes parents ont déménagé pour y résider toute l’année. Je suis retournée à Montréal pour faire mes études, mais je m’étais déjà créé des racines dans les Laurentides. J’aime beaucoup la nature, la forêt et je suis venue vivre ici en 1997 après ma maîtrise en création littéraire. » Des études qui ont nourri son écriture, dit-elle. « Ça m’a aidé à accepter ma façon d’écrire. Au début je me battais contre moi-même, j’aurais voulu écrire autrement. »

Ses coups de cœur

Parmi ses coups de cœur, il y a le lac Saint-Joseph à Saint-Adolphe. « J’aime beaucoup les lacs et celui-ci se situe en plein cœur du village. C’est assez rare dans les Laurentides. » Elle aime aussi tout le réseau des sentiers pour y marcher, et aussi la Librairie l’Arlequin de Saint-Sauveur. Grande amatrice de musique, elle va souvent au Saint-Sau Pub Gourmand pour les spectacles qui y sont présentés. Sans oublier L’Ange Vagabond à Saint-Adolphe : « Les spectacles sont de grande qualité, c’est intime, l’ambiance est chaleureuse et les hôtes très sympathiques ».

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