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Par Josée Pilotte

«Je suis un Canadien, Québécois; un Français Canadien français; un Amaricain du nord Français, un francophone Québécois-Canadian, un Québécois d’expression canadienne-française française…»

Non mais quel grand jour!, notre Elvis Gratton national va pouvoir enfin mieux se définir!

Vous dire franchement le fond de ma pensée sur la motion toute fraîche de reconnaissance de la nation québécoise, vous le dire vraiment? Et bien: je m’en fiche un peu.

D’abord, il est clair que cette reconnaissance est avant tout symbolique. C’est sympa, mais de là à en faire une affaire, euh… nationale justement, c’est complètement disproportionné, non? On clame haut et fort notre fierté d’avoir banni plusieurs symboles de nos institutions, mais on se «pette les bretelles» quand une phrase toute «symbolique» est prononcée. Un peu contradictoire quand même. Le «symbole» qui n’émet ou ne produit pas d’effet tangible, pour moi, relève d’une autre époque. Franchement il y a pas lieu de sauter au plafond!

Certains observateurs prédisent que cette reconnaissance pourrait ouvrir la porte à une nouvelle ronde constitutionnelle ou même devenir l’impulsion qui donnera au Québec le «courage» de franchir le pas et de courir le «beau risque». Je vais vous dire: si c’est cela, cette «déclaration symbolique» du Fédéral, qui nous aide à devenir souverains, c’est pas trop glorieux.

De plus, je trouve malheureux d’avoir besoin de la «bénédiction» (parlant de symboles!) d’autrui pour se sentir reconnu et finir par se reconnaître soi-même… J’ai comme philosophie que l’indépendance vient de soi. Je suis devenue un être souverain (ou une Jopi souveraine) quand, justement, j’ai cessé d’attendre que le regard de l’autre me définisse.

Simplet me direz-vous? Peut-être… mais je crois qu’il y a d’autres débats plus importants qui nous interpellent: l’environnement, la santé, l’éducation; pour moi ce sont là de vrais débats. Que Harper passe à l’Histoire comme le premier Premier ministre à avoir reconnu que les Québécois constituaient une «nation au sein d’un Canada uni»… «Big Deal», comme dirait Gratton!! Pour moi Harper n’est qu’un politicien en perte de pouvoir qui a su trouver le bon moyen de redorer son image au Québec.

Nation? Qu’on me définisse clairement le concept.

Car si la motion semble imprécise sur le sens à donner au mot nation, alors, il ne reste qu’à nous à déterminer notre propre avenir.

Que Dieu nous bénisse!

L’abbé Raymond Gravel, élu cette semaine pour le PQ, est l’incarnation même du symbole religieux. Et bien moi, cet homme-là, porteur de ce symbole-là, me rasssure. Comme quoi les symboles n’ont que la valeur qu’on leur accorde.

God save la «nation»!

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