Swat Freeski d’attaque en vue

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Par Mathieu Laberge
Swat Freeski d’attaque en vue

L’hiver est à nos portes et le groupe d’entraînement Swat Freeski a bien hâte de mettre en pratique sur la neige tout le travail qui a été fait au cours des derniers mois. Au cours de l’été, les jeunes skieurs menés par l’entraîneur Philippe Morin se sont entraînés au site d’entraînement des rampes d’eau de Saint-Hippolyte, en plus de pratiquer des manœuvres aériennes sur le tout nouveau trampoline de dimension olympique que l’entraîneur a construit dans sa cour arrière, à Sainte-Anne-des-Lacs.

Déjà à la fin août, les skieurs ont commencé à récolter les fruits de leurs efforts à la compétition AcrobatX qui a eu lieu au Centre national d’entraînement Yves Laroche de Lac-Beauport. «Nous avons connu de très bons résultats, notamment grâce à Tommy Pasieka et Gabriel Côté», commente Philippe Morin.

En tout et partout, une vingtaine de jeunes âgés de 9 à 19 ans font partie du Swat. «La préparation, les attentes et les objectifs sont évidemment différents selon les athlètes. Lorsqu’il arrive que les plus jeunes s’entraînent avec les plus vieux, ceux-ci se font challenger par les plus jeunes», poursuit l’entraîneur.

Une fois l’hiver arrivé, le groupe d’entraînement déménage ses pénates à la station Belle Neige. M. Morin vante la qualité et la sécurité des installations, ainsi que la collaboration des responsables de la station.

«Tout est en place pour parfaire les habiletés des jeunes. Par exemple, il y a plusieurs options pour les sauts, ce qui fait en sorte que les sites d’entraînement sont polyvalents, peu importe le niveau d’habileté des skieurs.»

Le freeski, c’est du sérieux!

Autrefois pratiqué par quelques casse-cou, le freeski s’est en quelques sortes professionnalisé, non seulement parce que les meilleurs de la discipline peuvent désormais en faire leur gagne-pain, mais aussi par la préparation qui est mieux encadrée. Et cela n’est pas complètement étranger au fait que la discipline a fait son entrée au programme olympique, l’hiver dernier à Sotchi.

«Le niveau des athlètes progresse de plus en plus, car les gens ont maintenant des outils de travail pour s’améliorer. Les jeunes sont plus sérieux et il y a moins de blessures qu’avant. Les jeunes se rendent compte que s’ils veulent continuer à progresser ou rester au sommet, ils n’ont pas le choix de s’entraîner sérieusement.»

En plus de superviser Swat Freeski, Philippe Morin est aussi le responsable du programme ski-études freeski à l’école secondaire A.N. Morin à Sainte-Adèle depuis cinq ans. Ce programme sera d’ailleurs exporté dans une école de Repentigny, où la demande est forte, poursuit l’entraîneur qui est également formateur d’entraîneurs au sein de la Fédération québécoise de ski acrobatique. L’objectif majeur de la saison de l’équipe Swat Freeski sera de qualifier un maximum d’athlètes pour les Championnats canadiens qui seront disputés à Silver Star, en Colombie-Britannique, au début avril.

 

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