Technologies de l’information Les Laurentides manqueront-elles le bateau?

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Technologies de l’information Les Laurentides manqueront-elles le bateau?

ENRICHISSEMENT COLLECTIF

Il y a 150 ans, c’était les terres cultivables. Puis l’industrie forestière, le tourisme, la villégiature et le ski se sont développés au début du siècle dernier. La région des Laurentides connaît depuis ses débuts une croissance économique en harmonie avec son environnement, attirant investisseurs et entrepreneurs, séduits à la fois par les possibilités d’affaires et un milieu de vie bien particulier.

 

Depuis une quinzaine d’années, les technologies de l’information sont en pleine croissance. Dans l’ère actuelle du web 2.0, l’information numérique s’avère un incontournable. Au Québec, la demande en main-d’œuvre compétente s’accroît chaque année. Mais l’offre peine à suivre, et cette réalité affecte particulièrement les régions en périphérie des grands centres, dont les Laurentides.

 

L’éloignement des grands

centres en partie responsable

Le Réseau Action TI est l’un des acteurs québécois qui suit l’évolution du secteur des technologies de l’information. Son président-directeur général, Patrice-Guy Martin, affirme qu’à l’échelle provinciale, 6000 nouveaux emplois sont créés chaque année dans le secteur, mais seulement 4000 postes sont comblés, faute de main-d’œuvre compétente. Et ce phénomène serait particulièrement présent en région.

«Même si les entreprises en région vont bien, c’est beaucoup plus difficile d’y recruter et d’y attirer la main-d’œuvre. Les travailleurs préfèrent les grands centres, où tout est centralisé.»

 

Pour lui, l’une des solutions est de bonifier en région l’accès à un environnement de collaboration entre les différents acteurs des TI. Il propose par exemple de rendre accessible des connaissances particulières aux TI via des diffusions sur le web, ou de bonifier l’usage du nuage virtuel, lequel permet d’entreposer et d’accéder à de l’information moindre coût que les méthodes traditionnelles. 

 

Valoriser le secteur des TI

Plusieurs entreprises locales déplorent ce manque criant de main-d’œuvre. Éric Veilleux, de l’entreprise Maerix située à Sainte-Adèle, spécialisée dans le développement de logiciels, regrette le manque de valorisation des technologies de l’information dans la région. Selon lui, la région manque de visibilité en ce qui concerne les TI. Il affirme que les travailleurs préfèrent souvent travailler dans les grands centres, tel Montréal, où tout est physiquement à proximité. De plus, certains secteurs seraient beaucoup plus attirants que d’autres. Selon lui, l’industrie du jeu vidéo, par son aspect prestigieux, séduit beaucoup de travailleurs au détriment d’autres secteurs tout aussi florissants.

Pour lui, au même titre que la forêt constituait une richesse pour les bûcherons au début du siècle dernier, les technologies de l’information sont une ressource dont la région peut tirer un énorme bénéfice.

«La région a le potentiel pour devenir un pôle tournant en TI, poursuit M. Veilleux. Mais il faut agir maintenant. Il ne s’agit plus de mettre sur papier des projets d’infrastructure et de développement, il s’agit de les concrétiser.»

 

Ce dernier espère ainsi voir se développer dans la région un réseau de fibres optiques et un réseau internet haute vitesse étendu, ce qui permettrait une meilleure productivité pour les PME locales, et au final attirerait davantage les travailleurs.

 

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