Thomas Hinse : Le pacte des insouciants au Théâtre du Marais

Par Production Accès
Thomas Hinse : Le pacte des insouciants au Théâtre du Marais
Jacynthe Roy et Hugo Tremblay jasent sur le tournage. (Photo : Courtoisie)

Dyane Bouthillette – Un jeune réalisateur de Mont-Tremblant, Thomas Hinse, projettera son film « Le pacte des insouciants », au Théâtre du Marais, le 21 février, dès 19h30.

 

Réalisé en 2016, avec les moyens du bord, le film a déjà été à l’affiche à Mont-Tremblant et au cinéma Station Vu, à Montréal. « Les gens ont été surpris. C’est quand même pas pire pour un film qui a été fait de façon indépendante », affirme fièrement Thomas qui a relevé tout un défi en utilisant une seule caméra et un micro. « Le film a su les captiver et maintenir leur attention jusqu’au bout », déclare-t-on dans un communiqué pour mentionner l’enthousiasme des spectateurs. Soulignant l’implication bénévole des acteurs, figurants et plusieurs autres participants, Thomas affirme que le film a été un projet de communauté. « La ville de Mont-Tremblant m’a beaucoup aidé », ajoute le jeune Tremblantois.

Faisant preuve de beaucoup d’imagination, de créativité et d’audace, le réalisateur a ainsi produit un long-métrage muet, en noir et blanc. Inspiré par le cinéma des années 20, Thomas est fasciné par la magie des jeux d’ombres et de lumière, ainsi que par l’intensité des émotions que produisent ces genres de films.

Inspiré par l’horreur

Lorsqu’on le questionne sur sa source d’inspiration, Thomas répond, qu’au départ, il souhaitait faire un film d’épouvante. « Je ne voulais pas que ce soit le même genre de film d’horreur que l’on a l’habitude de voir. J’ai essayé de chercher une peur originale, quelque chose qu’on ne voit pas vraiment dans les films. C’est à ce moment que j’ai eu l’idée de la peur du rejet. Finalement, ce n’est plus un film d’horreur, mais ça parle de la crainte d’être seul et de ne pas être compris, explique-t-il. Ça se passe beaucoup dans l’esprit du personnage principal à travers sa perception de la réalité. Il y a quelqu’un qui m’a dit que le film lui permettait d’entrer dans la tête du personnage et qu’on voyait le monde à travers ses yeux. »

Un film percutant

Le pacte des insouciants illustre l’histoire d’un adolescent solitaire. Âgé de 16 ans, ce dernier écrit de la poésie. Timide, le jeune garçon partage très peu ses textes. Seuls ses parents et son enseignant ont le privilège de le lire. « À un moment donné, il décide de sortir de sa bulle et d’aller lire un de ses poèmes à une fille qu’il trouve de son goût », explique le réalisateur, Thomas Hinse qui incarne aussi le rôle de l’adolescent. « Moi, je ne t’aime pas », lui répond celle qu’il espérait séduire.

Cette phrase cruelle lui percutant le cœur de plein fouet, il sombre dans une dépression. Avec le temps, l’écriture devient une soupape lui permettant de se sortir de son état dépressif.

À la fin, l’adolescent en vient à publier un livre.

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