Tommy «Tom Tom» Pasieka

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Par Thomas Gallenne
Tommy «Tom Tom» Pasieka

Le petit roi des bosses et du slopestyle

À 10 ans, Tommy «Tom Tom» Pasieka est la coqueluche des snowparks et des compétitions de slopestyle et de bosses de la région. En fin de semaine, ses efforts, sa détermination et son talent ont payé puisqu’il a gagné la médaille d’or au championnat québécois en ski acrobatique, dans la discipline du slopestyle, en catégorie M6.

Blondinet aux yeux verts clairs, Tommy fréquente l’école La Vallée à Saint-Sauveur et pratique le ski depuis l’âge de 3 ans. Il fait partie du club de bosses du Mont-Gabriel depuis l’âge de 7 ans et est membre de la Fédération québécoise de ski acrobatique (FQSA) et d’Acroski Laurentides, une autre pépinière de jeunes champions olympiques qui ont brillé à Sotchi il y a quelques semaines. D’ailleurs, on ne s’y trompera pas, Henrick Harlaut et Mikael Kingsbury sont ses idoles!

Tommy pratique aussi bien les bosses que le slopestyle. «Pour le slopestyle, il chausse des twin tips, et des skis de bosses pour les bosses. Il est conseillé aux jeunes athlètes qui pratiquent le ski acrobatique, de toucher aux trois disciplines, soit les bosses, le slopestyle et les sauts. Il aime bien les trois, mais il adore aller skier dans le parc à neige», précise sa mère Marie-Anne Pasieka.

Une discipline coûteuse

Grâce à ses résultats prometteurs, la maman de Tommy a bon espoir d’aller chercher des commanditaires pour la prochaine saison. «Avec l’équipement, les passes de saison, l’inscription au club, les entraînements et les compétitions, ça peut monter à une couple de mille dollars», mentionne la mère monoparentale dont la fille de 14 ans souffre d’arthrite juvénile. Le Club Optimiste de Sainte-Anne-des-Lacs et Canadian Tire l’ont un peu aidé financièrement pour la saison 2013, mais la mère de Tommy supporte la majeure partie des frais à elle seule. «Je vais l’envoyer en camp d’entraînement cet été à Lac Beauport. Il s’entrainera aussi sur trampoline à GymX à Saint-Jérôme et sur rampe d’eau à Saint-Hippolyte. Et il sera également entraîné par Phil Morin de Sainte-Anne-des-Lacs, qui a un club de ski et de freestyle. J’aimerais l’envoyer aussi à Lake Placid pour un camp d’entraînement mais c’est dispendieux. Il faudrait que je monte un dossier de commandite et je recherche d’ailleurs des ressources pour m’aider», lance celle qui au demeurant s’occupe de ce genre de dossier sur le conseil d’administration du club de bosses Mont Gabriel.

Entre de bonnes mains

Malgré ses ressources limitées, Mme Pasieka a pris les services d’un entraîneur privé Luc Belhumeur. Ce dernier a rejoint l’équipe du Québec de bosse en 2011. Ex membre de l’équipe canadienne de saut (1991), il a entraîné presque tous les skieurs québécois de l’équipe canadienne à un moment ou un autre de leur carrière, comme les sœurs Dufour-Lapointe.

«Au retour de la compétition à Val Saint-Côme, j’ai dit à mon fils que j’étais fière de lui et qu’il était une source d’inspiration. Je pleurais d’émotion. Je n’ai même pas besoin de le pousser, il se pousse tout seul, il me donne du jus cet enfant-là! Il m’a répondu: ”Pleure-pas maman. I’m born to win (Je suis né pour gagner)”», raconte la mère émue et amusée à la fois.

Quel est le rêve de Tommy plus tard? «Aller aux Olympiques», de répondre sa mère sans hésiter. Après tout, pour un jeune bosseur qui prend son envol, sky is the limit tombe à pic!

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