Tout a commencé avec le laitier…

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Par francoiseleguen
Tout a commencé avec le laitier…
(Photo : Courtoisie)

Laurentides, J’achète

En créant le mouvement Laurentides, j’achète, Anick Betournay et Frédéric Thibault veulent pousser le plus possible la consommation locale. 

La vision

« J’aimerais sans prétention changer à un certain niveau des habitudes de consommation. Revenir aux sources. Ne pas aller jusqu’à une autarcie totale, mais s’en approcher le plus possible. Nous avons eu envie de créer un mouvement d’achat régional, encourager les producteurs, artisans, fermiers de notre région », nous explique Frédéric Thibault.

« Nous sommes 8,5 millions au Québec avec 17 régions administratives, il est certain que nous pouvons faire un changement au niveau de nos achats locaux. Mais que nous manque-t-il ? Une proximité avec ces gens, ces artistes, ces fermiers, ces producteurs qui ont tout pour subvenir à nos besoins essentiels, souligne de son côté Anick Betournay. Nous sommes en 2020… je ne vous dis pas que nous voulons réinventer le laitier, mais pourquoi ne pouvons-nous pas retrouver la qualité de ces produits ? De plus, nous sommes dans une vague d’éco-responsabilité, de conscience d’achat local et de santé. Il faut revenir aux sources ! »

Dans les années 80/85, 75 % des achats se faisaient dans la région, maintenant c’est seulement 30 %, fait remarquer Frédéric Thibault. Au sujet du Panier Bleu, une initiative soutenue par le gouvernement du Québec, pour dynamiser le commerce local, pour pousser l’achat local il considère que c’est positif parce ça va permettre de se conscientiser de l’importance de l’achat local. « Nous on veut aller plus loin en voulant développer l’achat régional et viser le plus possible l’autosuffisance ».

Leur concept ? « Créer un mouvement (Laurentides, j’achète) qui a pour but de faire des capsules et de la publicité gratuitement à nos producteurs sur le web. Ensuite on va retrouver les produits sur le Magasin général ». Ce mouvement, ils l’avaient commencé avant la crise de la COVID-19.

Le moyen d’y arriver ? « Par exemple un producteur de pâtisserie de Sainte-Agathe va nous faire des pâtes à pizza et autres pâtisseries, mais notre condition était qu’il achète sa farine à Kiamika (Laurentides). En résumé, faire que la roue tourne entre tous les producteurs et commerces des Laurentides ».

Par exemple, dernièrement, ils ont commandé d’une potière de Val-David 50 tasses avec l’inscription Ça va bien aller.

Laurentides, j’achète est une affaire de cœur pour Anick Betournay et Frédéric Thibault, à la tête d’une agence web, Viweb, à Sainte-Adèle.

Magasin Général :  mgen.ca  |  viweb.ca  |  www.facebook.com/laurentidesjachete

 

Leur objectif

Faire connaitre les gens de cœur, leurs installations, leurs produits, leurs créations. Revenir au temps de nos parents et grands-parents qui achetaient d’ici et en saison, qui mangeaient des aliments naturels. Du moins… beaucoup moins transformés que nous aujourd’hui, revenir au temps où les poulets, les bœufs et les porcs avaient de l’espace à l’extérieur pour marcher, pour s’alimenter, pour vivre.

Un temps où le laitier laissait votre pot de lait en verre sur le perron et que le boulanger vous livrait votre pain frais à la maison…

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