Transport en commun intermunicipal

Par Eric-Olivier Dallard

L’achalandage double chaque année

D’ici quelques semaines, la firme Tecsult déposera une étude qui servira à peaufiner le plan de développement du transport collectif pour la région. La population a si bien réagi à l’expérience pilote lancée en septembre 2004 que le nombre de passages est passé de 15 000 à 53 000 par année.

Les MRC des Pays-d’en-Haut et des Lauren­tides ont remporté leur pari. Ce qui fait dire à Yves Dallaire, chargé de projet dans le dossier pour Tecsult, que les efforts déployés par ces deux MRC sont un bel exemple à donner ailleurs au Québec. L’expert-conseil a déclaré avoir rarement vu un tel engouement pour le transport collectif. Le montage financier préparé par les élus y serait pour quelque chose. «Il y a eu de sages décisions politiques. Les gens ont d’abord voulu assurer la pérennité du service et obtenir un rythme de croisière qui soit satisfaisant avant de se donner un vision à moyen et long terme», constate Yves Dallaire. Depuis son entrée en service, les budgets du réseau de transport collectif sont passés de 300 000$ à 400 000$ par année. «Certains circuits sont très achalandés, confie la directrice adjointe du Centre local de développement (CLD) des Lau­rentides, Louise Cossette. Il y aurait peut-être lieu de doubler le service.» Seul la ligne est-ouest reste à améliorer. «Le gros du travail est là» soutient le responsable du transport adapté et collectif des Laurentides, Mario Vallée, en charge de la gestion du service.

En pleine expansion

Les avenues à explorer son multiples. Faudra-t-il ajouter un nouveau circuit, de nouveaux horaires, construire des abribus? Val-David est la première municipalité à avoir signé une résolution formelle pour obtenir un abri permanent dédié aux usagers du transport en commun. «Avec l’arrivée d’un cégep à Tremblant et des pavillons de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) à Saint-Jérôme, le dossier prend beaucoup d’ampleur, poursuit Mme Cossette. Pour l’instant, toutes sortes de choses sont sur la table: installer des supports à vélo, des stationnements incitatifs, même l’utilisation d’autobus au bio-diesel est scrutée à la loupe.»

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