Un avenir qui promet pour Loïk Léveillé !

Par Stephanie Valois

Il avait 3 ans lorsqu’il a chaussé des patins pour la première fois. Jamais ses parents n’auraient pu croire que leur petit hockeyeur deviendrait un grand athlète aux possibilités multiples. Évoluant aujourd’hui au sein des Sélects du Nord dans la catégorie Bantam AA, Loïk Léveillé s’accroche à son rêve, celui de faire partie de la Ligue Nationale de Hockey. Rencontre avec un talent sur deux lames qui n’a pas fini d’épater la galerie.

 

La passion pour le hockey emporte Loïk depuis sa plus tendre enfance : «En revenant de l’école, je me pratiquais au sous-sol chez nous et je lançais constamment des rondelles dans l’entrée», raconte le jeune athlète.  Aujourd’hui âgé de 14 ans, Loïk accumule chaque jour les heures passées sur la glace. Que ce soit par le biais du programme hockey de Cap-Jeunesse, celles accumulées à la patinoire extérieure du coin ou par sa pratique en soirée avec son équipe, les Sélects. Le jeune homme chausse ses patins près de 5 heures par jour. Incroyable, mais il s’agit bel et bien de la réalité de cet adolescent! Du hockey, il en raffole : « J’aime qu’on soit toujours en action au hockey et que ce soit un sport qui demande une certaine rapidité », confie le Jérômien. 

 

Sa différence

À la vue de son physique impressionnant, Loïk Léveillé peut assurément apprécier le jeu robuste qu’exige sa discipline. Ce dernier mesure déjà 5 pieds 10 pouces et pèse 180 livres, ce qui s’avère un véritable avantage pour le défenseur. En plus d’avoir un bon maniement de rondelle et un bon lancer, le jeune hockeyeur a le sens du jeu très développé. Au-delà de tous ses atouts, ce qui le caractérise et lui permet d’avancer, c’est le fait qu’il n’abandonne jamais. Sa mère, Manon Brisebois, peut en témoigner : « En tant que parent, il n’a pas été difficile de suivre Loïk dans son parcours de hockeyeur. À 5h30, nous le sortions du sommeil pour un entraînement matinal et il se levait du lit avec le plus grand sourire du monde ». Celle-ci se souvient de quelques nuits où son fils a tenu à dormir avec son équipement de hockey, histoire d’être prêt le lendemain matin! L’enfant allait même jusqu’à déjeuner avec son casque de protection sur la tête! Si ce n’est pas la définition de l’épanouissement à travers le sport, expliquez-moi ce que c’est!  

 

Bien entendu, la conciliation sport-famille en prend pour son rhume. L’équilibre est difficile à atteindre. La mère de Loïk en est consciente : « Nous hypothéquons nos fins de semaine pour le hockey de notre sportif et négligeons les soupers familiaux». Mais est-ce que tous les sacrifices familiaux valent le coup de se lancer dans une telle aventure ? 

 

«Nous avions un autre enfant et nous ne voulions pas avoir l’impression de la négliger. Je peux dire que Kim a été et demeure toujours un pion important dans le succès que vit son frère sur la glace ». La belle fratrie qui se sera développée entre eux grâce au hockey n’a pas de prix pour Manon. Bien sûr, lorsque Loïk lançait des rondelles dans son entrée, c’est Kim qui gardait le but et recevait des tirs sur elle! Le jeune prodige peut donc remercier sa sœur!

 

Ses possibilités

Force est de reconnaître que le talent de ce hockeyeur émérite n’est plus un secret pour personne. Voilà pourquoi Loïk est énormément sollicité depuis quelque temps. En effet, pendant la semaine de relâche, il représentera la région Laurentides-Lanaudières aux Jeux du Québec de 2011 à Valleyfield, où il a été choisi pour joindre l’équipe de hockey parmi une centaine de joueurs de son âge. La région n’est pas la seule à avoir remarqué le potentiel du jeune Léveillé. Dès le 4 février, Loïk participera à un tournoi d’envergure à Drummondville où Éric Desjardins, ancien joueur des Canadiens, dirigera les rênes de l’équipe. 

 

Non seulement a-t-il été choisi parmi les 60 meilleurs joueurs québécois de son âge, mais les hauts dirigeants des Vikings de Saint-Eustache l’ont invité à leur camp d’entraînement du Midget AAA. 

 

Comme bon nombre de jeunes joueurs, Loïk Léveillé rêve de jouer dans la LNH. Ses aspirations sont grandes, quand on sait que seulement 600 joueurs au monde évoluent au sein des 30 équipes de la Ligue Nationale. Cependant, le jeune homme est convaincu de mettre les efforts nécessaires pour lui permettre un jour d’évoluer avec les meilleurs.  Gageons que d’ici peu, les agents feront la file pour pouvoir espérer prendre sous leurs ailes le jeune Léveillé. Retenez ce nom. Dans quelques années, il fera couler beaucoup d’encre. Je pourrai dire, quant à moi, que j’aurai eu le privilège de m’entretenir avec lui, à 14 ans, un certain dimanche après-midi de janvier! Bonne chance Loïk !

 

Loïk et sa mère Manon Brisebois, qui a de quoi être fière de son fils !

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