Un bilan positif de son passage au P’tit train du Nord

Par France Poirier
Un bilan positif de son passage au P’tit train du Nord
Jean-Sébastien Thibault aura dirigé le Parc linéaire du P’tit Train du Nord durant près de six ans. (Photo : Courtoisie)

Lorsqu’il a pris la barre du Parc linéaire du P’tit Train du Nord en avril 2016, la subvention de la route verte était interrompue et la Corporation du P’tit Train du Nord était pratiquement fermée. Rencontre avec Jean-Sébastien Thibault.

« J’ai eu à rouvrir les portes et réembaucher le personnel. On repartait à zéro. On a créé une nouvelle équipe, un nouveau mandat de gestion avec les villes et les MRC. On est allé de l’avant », explique Jean-Sébastien.

Il connaissait déjà bien le P’tit Train du Nord, ayant été propriétaire du Café de la gare et de la Boutique Espresso Sports à la gare de Mont-Rolland pendant 15 ans. « J’ai toujours été impliqué au P’tit Train du Nord. J’ai même siégé au conseil d’administration, alors j’avais une bonne connaissance du dossier. En moins d’un an, on a reparti le tout. Je dois ça à la nouvelle équipe qui était engagée et aux Villes et aux MRC qui se sont impliquées avec beaucoup de motivation. Avant, ils étaient sur le frein à cause du manque d’argent, mais on est allé chercher de l’aide financière du gouvernement. Il est clair que l’engagement de tous a été primordial », ajoute-t-il. Ce sont 26 villes et 6 MRC qui sont impliquées avec le Parc linéaire du P’tit Train du Nord.

Celui-ci s’étend sur 234 kilomètres et constitue l’une des plus grandes pistes cyclables au Canada et même au monde. « Il y a en des plus grandes en Europe, mais la piste du P’tit Train du Nord a ses particularités », indique Jean-Sébastien.

Les réalisations

Il s’était fixé des objectifs quand il est entré en poste. La première étape était la sécurité relative à la surface, à la signalisation et à l’uniformisation des règlements. « On a refait les bandes kilométriques et toute la signalisation. On a ajouté des stations mécaniques pour les usagers afin qu’ils puissent gonfler leurs pneus, par exemple. Il y avait un déficit d’entretien. En moins de 18 mois, on a retapé la surface. C’est une grande fierté », explique Jean-Sébastien.

Son deuxième défi s’est présenté lorsque la pandémie est arrivée. Le parc linéaire a connu une croissance de près de 30 %. « Ç’a été un énorme défi de répondre à la demande. Au début, on a fermé la piste parce qu’il fallait tout fermer à la demande du gouvernement. Puis, lorsque les activités extérieures ont rouvert, c’est devenu une piste incontrôlable en termes d’achalandage. Ç’a été pris d’assaut, Montréal a débarqué », ajoute-t-il.

Il souligne que les citoyens de la région se sont appropriés la piste. « Ç’a été toute une gestion. Il y a eu beaucoup de nouveaux usagers qui n’étaient pas à l’aise avec la vitesse et la signalisation. Il a fallu les accompagner. »

Le troisième défi a été de créer un camp de base à la vieille gare de Prévost. On y trouve les bureaux administratifs et le camp des patrouilleurs, ainsi qu’un bureau d’information et un bureau de vente d’items promotionnels. L’ensemble est maintenant regroupé au même endroit. Au bureau administratif, on compte cinq employés permanents. Il y a 20 patrouilleurs rémunérés et de 50 à 60 patrouilleurs bénévoles.

Sa grande fierté est de constater la réappropriation du Parc linéaire par les villes et les MRC ainsi que par les familles.

« On vit une popularité incroyable présentement. Le projet à venir pour le Parc linéaire du P’tit Train du Nord est de connecter la piste avec Montréal. On travaille là-dessus depuis longtemps et ça devrait voir le jour en 2025. On est à l’étape du financement et des plans et devis. »

Jean-Sébastien termine l’année au Parc linéaire du P’tit Train du Nord. Dès le début de 2022, il joindra l’équipe du Sentier des Cimes dans le secteur de Saint-Faustin et de Mont-Tremblant.

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Guy J.J.P. Lafond
Guy J.J.P. Lafond
1 jour

Bon travail. Merci!

Toutefois mes souvenirs me hantent. J’ai toujours cette nostalgie d’un transport en commun (train ou autobus) emportant dans les Laurentides des touristes montréalais en quête de bonnes auberges, d’air pur et de sentiers dans les forêts pour oublier un peu beaucoup le train-train quotidien, soit le métro-boulot-dodo à Montréal.