Un cri du coeur pour le Parc aquatique Les Sommets

Par Production Accès
Un cri du coeur pour le Parc aquatique Les Sommets
(Photo : Alain Denis Photo)

Louis P. Hébert, président et chef de la direction aux Sommets ainsi que le président du conseil d’administration, Louis Dufour, ont envoyé une lettre au premier ministre du Québec le 4 juin au sujet du Parc aquatique Les Sommets. La voici:

Monsieur le Premier ministre,

Permettez-nous, dans un premier temps, de vous témoigner toute notre solidarité dans le contexte actuel de la crise COVID-19. Vous et l’appareil gouvernemental pilotent avec leadership, depuis la mi-mars, une situation très complexe, et nous vous remercions des efforts visibles et appréciés que vous faites, jour après jour, pour sortir progressivement le Québec de la pandémie. 

En notre nom personnel et au nom des familles québécoises Hébert et Dufour, propriétaires de Les Sommets de la vallée inc. (5 stations de ski qui reposent sur d’immenses terrains fonciers situés dans 5 municipalités et 4 circonscriptions électorales) et du Parc aquatique Les Sommets depuis plus de 35 ans, nous faisons appel à votre compréhension pour nous aider à soutenir nos efforts conjoints et concertés pour la réouverture des parcs aquatiques du Québec. Notre entreprise est le pilier économique de la région qui emploie près de 2000 personnes. Nous vendons annuellement plus de 1500 abonnements estivaux parmi la population résidant dans la région. Notre parc aquatique joue le rôle de lieu de baignade publique puisque les 4 municipalités avoisinantes n’ont pas de piscines publiques à part un jeu d’eau dans la ville de Saint-Sauveur. Notre marché de proximité étant dominant. 

L’industrie touristique est durement touchée par la crise actuelle. Elle a été́ l’une des premières industries à en ressentir les contrecoups et elle sera l’une des dernières à s’en remettre. Ce constat tient certes pour la saison estivale 2020, mais nous suivra assurément pour d’autres saisons.

L’industrie des parcs aquatique est actuellement en attente de l’approbation de son plan de sécurité sanitaire par la Santé publique du Québec.  Le Regroupement des parcs aquatiques du Québec (RPAQ) réclame un calendrier de réouverture précis pour leurs entreprises.  Nous sommes à la croisée des chemins et il nous faut, de façon urgente, un signal de la part du gouvernement quant à la possibilité d’exploiter nos sites cet été ou encore faire face à l’éventualité d’un report complet de la saison, ce qui aurait un impact catastrophique pour notre entreprise.  

Avec l’arrivée de juin, nous devons assumer les frais fixes de nos entreprises en plus d’ajouter les frais variables associés à la reprise potentielle de nos activités.  Des délais sont nécessaires pour préparer la saison et c’est pourquoi nous devons avoir des indications claires pour être en mesure d’éviter des pertes additionnelles dans l’éventualité d’un report de saison.

Permettez-nous d’ajouter que les 9 parcs aquatiques du regroupement ne comprennent pas que les ministres de la Santé et des Affaires municipales et de l’Habitation aient annoncé samedi dernier l’ouverture des piscines publiques sans avoir inclus les exploitants privés (campings et parcs aquatiques) qui offrent des lieux de baignade et de rafraichissement similaires. Cette incompréhension est d’autant plus choquante puisque rien ne nous indique que les risques de contagion de la COVID-19 ne soient variables en fonction d’une exploitation privée ou publique d’un lieu de baignade.  Les exploitants de parcs aquatiques sont stupéfiés d’apprendre que les lieux de baignade publics ont bénéficié d’un décret gouvernemental qui les exclus, d’autant plus que leurs sites et leurs infrastructures leur permettent un cadre d’exploitation plus sécuritaire que les lieux publics notamment par la présence de surveillants et de sauveteurs certifiés pour encadrer les visiteurs. 

Précisons d’ailleurs que le plan de sécurité sanitaire déposé aux autorités gouvernementales le 25 mai dernier confirme que les parcs aquatiques seront en mesure d’encadrer l’exploitation des sites et d’y incorporer toutes les consignes sanitaires exigées par la Santé publique du Québec.  Le RPAQ a travaillé sans relâche avec le ministère du Tourisme, la CNESST, le CQRHT et la Société de sauvetage afin de produire un plan de sécurité sanitaire COVID-19, respectant toutes les normes demandées.  

La ministre du Tourisme, madame Caroline Proulx, est bien au fait de cette réalité́ et s’efforce de faire en sorte, comme elle l’a dit publiquement, qu’il y ait un été touristique au Québec en 2020. Nous apprécions sa collaboration et sa présence avec nous tout au long de cette crise. Néanmoins, le nœud de notre défi est également d’ordre financier.  La contribution que nous demandons au gouvernement du Québec est de nous aider à passer à travers les prochains mois sous la forme d’un soutien financier qui nous aiderait à couvrir nos frais fixes. Après tout, même dans un contexte extrêmement difficile et contraignant, nous voulons faire travailler nos employés et recevoir progressivement des clients. Mais si nous ne pouvons assumer nos factures d’électricité ni payer nos taxes foncières, nous ne pourrons pas rester ouverts bien longtemps, surtout avec une réduction d’achalandage anticipée pour être en mesure de répondre adéquatement aux exigences sanitaires de la Santé publique. 

Il devient urgent pour les parcs aquatiques du Québec de connaître les intentions de la Santé publique quant à l’exploitation de leurs sites cet été et d’obtenir un signal clair quant aux mesures d’aide financière qui seront offertes aux entreprises touristiques pour aider à traverser la crise.  Nous comptons sur votre appui afin que notre entreprise soit considérée équitablement dans les décisions prises par le gouvernement du Québec.

En aparté, notre stratégie d’ouvrir en premier les saisons de ski et d’être les derniers à fermer (8 juin en 2019) est vitale pour nous et essentielle à notre survie. Or, on nous a refusé de terminer notre saison de ski avec remontées mécaniques alors que trois (3) sites de remontées mécaniques pour vélos de montagne ont eu la permission d’opérer. 

 

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