Un Français dans les Laurentides

Par Marjorie Roy

Parti à l’aventure du Québec

Âgé de 27 ans, Benoit Souvy un jeune français originaire de la région Rhône-Alpes du village de Champagny en Vanoise a fait ses valises et est parti à la découverte du Québec.

Curieux et audacieux, Benoit a profité d’un entre-deux entre les saisons d’hiver pour tailler les routes de notre magnifique province à l’aventure d’une nouvelle expérience. Entre la poutine, un nouveau travail et un mode de vie soudainement solitaire, ce grand explorateur vit le moment présent à 100 mille à l’heure.

Maçon l’été, pisteur secouriste l’hiver et entraîneur dans un club de ski de fond les week-ends, Benoit est un grand adepte des montagnes et du sport de plein air. Diplômé d’une formation en entraînement sportif, cet aventurier a toute l’énergie qu’il lui faut pour cette découverte du territoire québécois. Amant de la nature et plutôt introverti, Benoit remarque que son expérience le pousse toutefois à ouvrir ses horizons. «J’aime bien avoir un certain cadre, mais ici je dois tout de même partir un peu au hasard», remarque ce charmant français. Une fois le Québec exploré, ce grand sportif traversera le Canada en voiture direction Vancouver où son billet de retour pour la France l’attend. Ayant entrepris le programme Vacances-Travail Canada France afin de pouvoir à la fois visiter et travailler, Benoit se lance toutefois tête première dans une expérience qu’il est loin d’oublier.

Un aperçu de son aventure

Tout droit débarqué de l’avion, un peu perdu par le décalage horaire Benoit n’avait aucune idée de ce qui l’attendait. Surpris par l’état pitoyable des routes et l’abondance de forêt en direction du nord, ce nouveau touriste venait de vivre les premières minutes de sa nouvelle vie. Pas plus d’une semaine après son arrivée, ses grandes démarches étaient déjà finalisées. Nouvelle voiture, bail signé et emploi déniché, le compte à rebours est amorcé. Installé dans un appartement de Sainte-Adèle, les Laurentides deviennent la première destination québécoise à l’itinéraire de ce téméraire. De Prévost à Nominingue en passant par Manawan, cet intrépide a dégusté chaque kilomètre de ses trajets dans l’optique de savourer les trésors du territoire Laurentien. «J’ai été impressionné par les grandes étendues, si je veux aller d’un endroit à l’autre il y a tout de suite beaucoup de kilomètres», avoue Benoit. Attiré par le nord de nature, il a été agréablement étonné de la vivacité des alentours du Mont-Tremblant. «La faune est à portée de la main et le petit village est sympa avec cette grande section piétonne», remarque-t-il. Déterminé à découvrir le plus de régions possible au cours de son séjour au Québec, Benoit profite de tous ses temps libres pour accroître sa liste de destinations visitées. Des kilomètres parcourus entre la Mauricie, l’Ontario, le Lac Mégantic et St-Zotique, Ottawa reste sa ville chouchou pour son calme et ses bâtiments historiques. Toutefois, les Laurentides sont en deuxième position pour sa convivialité. «Les Laurentides sont pour moi mon camp de base, c’est ici que j’ai été accueilli et c’est ici que je me sens chez moi», explique Benoit.

Une adaptation facile

Blaguant souvent que ce sont les Québécois qui ont un accent et non lui, Benoit a été surpris par la facilité de son acclimatation. «Le contact avec les gens est facile, ils sont très amicaux», avoue-t-il. Pas tout à fait ajusté côté nourriture, ce dernier trouve dommage de ne pas retrouver une qualité de charcuterie telle qu’en France. «C’est une question culturelle, j’imagine qu’à la longue je pourrais m’acclimater, mais pour l’instant c’est une grande adaptation» précise ce grand gourmand. Nouvellement embauché à la municipalité de Prévost comme employé municipal, Benoit a été heureux d’avoir trouvé un travail extérieur tel qu’il le désirait et de l’accueil chaleureux de ses collègues. «Une chose est certaine, ici on met l’accent sur la sécurité au travail, ce qui n’est pas à tort» poursuit-t-il. Surpris par la flexibilité des horaires de travail, ce jeune français trouve agréable de pouvoir jouir de deux à trois journées de congé par semaine. Déçu de la température connue cet été, ce dernier dénote toutefois une plus grande humidité au niveau du climat qu’en France. Curieux des hivers québécois, Benoit est probablement l’un des seuls à vouloir connaître ce qu’est une vraie pluie verglaçante. Ayant un peu de difficulté à comprendre l’addition des taxes et du pourboire, celui-ci remarque qu’il est beaucoup plus simple pour tous lorsque tout est inclus dans le prix comme il en est dans son pays. Enjoué de son séjour et de cette facilité d’intégration, Benoit apprécie chaque instant de son expérience en solo au Québec.

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