Un pas de plus vers le bioréacteur

Par Nathalie Deraspe

Comme Accès l’avait annoncé dans son édition du 11 mai, c’est ce mercredi qu’une délégation de la MRC des Pays-d’en-Haut s’envolera au Delaware, dans l’État de New York, pour évaluer les impacts engendrés par la technologie du tri-compostage.

Impatiente d’obtenir une issue au dossier, la ville de Piedmont a décidé de se passer des municipalités du nord pour aller se faire sa propre idée de Conporec, qui multiplie les projets de tri-compostage ici comme ailleurs dans le monde.

Une délégation composée d’André Genest, préfet adjoint de la MRC des Pays-d’en-Haut, des maires de Piedmont et de Sainte-Adèle, Clément Cardin et Jean- Paul Cardinal et de leurs directeurs-généraux, André Mongeau et Gilbert Aubin, sera accompagnée de Jacques Ruelland, président du Conseil régional en environnement des Laurentides (CRELA) et de la chargée de projet Rose-Marie Schneeberger. En plus de soupeser les pour et les contre de l’établissement d’une usine du genre dans la région, la visite aura pour but de ficeler les dernières amorces au dossier.
À compter du 1er juillet prochain, une délégation de compétences permettra à la MRC des Laurentides de définir les objectifs de chacune de ses municipalités en matière de gestion des déchets. Mais le projet en place implique non seulement les MRC des Pays-d’en-Haut et des Laurentides, mais les quatre municipalités de la Rouge, aux prises avec un centre de tri qui peine à récolter des appuis, malgré une pétition qui a récolté pas moins de 14 000 signatures, en vue de sa réouverture.
Étude à l’appui

Entre-temps, la firme Raymond Chabot Grant Thornton est à élaborer un rapport attendu pour la fin août. Celui-ci devra répondre à plusieurs interrogations, dont celle qui prétend que les déchets issus d’une telle usine seraient revalorisées jusqu’à concurrence de 70%. Une conclusion favorable à cet effet clouerait le bec à plusieurs biologistes qui, malgré les études, demeurent sceptiques quant à la qualité réelle des composts issus de telles usines.
«Avant, explique Clément Cardin, maire de Piedmont, on n’avait qu’à débourser 28$ la tonne à la Régie intermunicipale d’Argenteuil. Mais depuis que le privé a pris le dessus, les coûts sont exorbitant. Même avec la redevance de 10$ la tonne prévue aux municipalités qui font des efforts au niveau de l’enfouissement, les coûts s’apprêtaient à monter de 60 à 80$ la tonne, ce qui était totalement inadmissible pour nos contribuables.»

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