Un rendez-vous doux avec Ian Kelly

Marie-Catherine Goudreau (initiative de journalisme local)
Un rendez-vous doux avec Ian Kelly
(Photo : Capture d'écran)

L’artiste résident de Morin-Heights a lancé durant le mois de janvier sur sa plateforme YouTube des reprises de chansons au piano. Never Tear Us Apart, In the Air Tonight et Hallelujah, sont les 3 œuvres musicales qu’il partage pour apaiser ce début d’année.

« Ça m’est venu naturellement. Je trouvais le son du piano feutré très inspirant », explique Ian au téléphone. Alors qu’il travaillait sur la musique d’un film, le tournage a dû s’arrêter en raison de la COVID-19, mais l’artiste souhaitait continuer de composer. L’auteur-compositeur-interprète s’est intéressé de plus en plus à la vidéo avec la pandémie. « C’est avec mon voisin, qui est vidéographe, que nous avons tourné ces vidéos. On n’était pas sûrs de les sortir, mais je
me suis dit que si ça m’avait fait du bien de faire ça, peut-être que ça pourrait faire du bien aux autres. »

Bien qu’il aime utiliser la vidéo pour diffuser du contenu musical, il croit que les spectacles en ligne sont plus ou moins intéressants.

« Je crois que ce médium est bien pour montrer un autre angle et pour faire des choses qu’on ne ferait pas en show. Le rendez-vous est aussi intéressant avec les spectacles en ligne. Mais je crois que c’est temporaire. Je crois que les gens, et les artistes, ont besoin de proximité. »

2021 en musique

L’ayant au bout du fil, je lui ai demandé comment voyait-il l’année 2021 en musique ? « Je crois que nous avons appris à quel point nous avons besoin de spectacles. Je me demande si les petits spectacles, où il y a vraiment un contact entre les musiciens et la foule, seront ce que les gens vont rechercher. » Il ne croit pas que tout redeviendra à la normale cette année, mais il reste optimiste pour la tenue du festival Superfolk, qui aura lieu au mois d’août. C’est par ailleurs un des seuls festivals qui avaient eu lieu durant l’été 2020, sous forme de spectacles plus intimes et avec des billets qui étaient réservés en partie, pour les gens de Morin-Heights. « On a espoir qu’on pourra faire quelque chose cet été. »

La communauté

Pour lui, l’esprit de communauté est une valeur à laquelle il tient beaucoup. C’est ce qu’il aime de la vie à Morin-Heights, où il habite depuis quelques années. « Je me suis recentré sur moi, ma famille et ma communauté. J’ai plusieurs projets pour mettre en valeur les membres de notre communauté. »

Avec le Superfolk, ils préparent une série d’entrevues avec des personnes qui ont marqué l’histoire de Morin-Heights. Ils se sont intéressés au riche passé musical de Morin-Heights et ce qui fait en sorte que beaucoup d’artistes sont venus, et viennent encore, s’y installer pour créer.

« Il y a vraiment des studios et des artistes partout dans le village ! Tu as besoin d’un instrument, d’une corde, c’est certain que tu peux trouver quelqu’un ! »

Enfin, peut-être que la pandémie nous a fait réaliser ce besoin de concert en direct. Mais en parlant avec Ian Kelly, on se demande si ce sentiment d’appartenance à la communauté, ce partage de connaissances musicales et cette proximité entre les artistes et le public, sera un nouveau modèle à adopter dans le monde musical dans les prochaines années.

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