Une autre pure perte de temps des Libéraux…

Par Stephane Gendron

La presse canadienne a été la première à nous rapporter une bien curieuse histoire cette semaine: celle d’une avocate, Me Véronique Théorêt. L’histoire ne dit pas si Me Théorêt – une femme – est membre de l’Opus Dei ou des Bérets Blancs ou membre en règle de l’Armée de Marie. Bref, Me Théorêt – qui préside un groupe de travail chargé de proposer une politique familiale devant servir de future plate-forme au parti libéral du Québec en vue des prochaines élections – vient de proposer, outre la hausse des tarifs des services de garde, l’adoption de privilèges fiscaux liés à une non-entité juridique, le foetus. Pour une avocate, cette position est surprenante par son conservatisme puisque la Cour suprême du Canada a déjà statué que le foetus n’existe tout simplement pas. Pour que l’on génère des droits et obligations, une «personne» doit être née vivante et viable.

Un foetus n’a pas cette reconnaissance et ne devrait pas l’avoir. En reconnaissant une telle position, le risque est d’autant plus élevé de voir des militants pro-vie en profiter pour réouvrir le début de la reconnaissance du foetus, un dossier réglé qui ne devrait plus mériter notre attention. Une autre PPDT (pure perte de temps) en provenance des libéraux. C’est donc la course au parti qui sera le plus axé sur la famille. Comme c’était le cas en 2003 alors que le PQ nous proposait à l’époque de nouveaux congés parentaux advenant son élection.

Mais de quelle politique familiale ici parle-t-on? De la politique du chèque et des avantages fiscaux? De la politique du congé parental avec assurances-salaires?

On vous paie maintenant pour faire des enfants. Rien de plus dégueulasse dans mon livre à moi. Voyez-vous ce qu’il y a d’hypocrite de la part de tous les partis politiques, y incluant l’ADQ? C’est que l’on s’acharne à vouloir aplanir les «inconvénients» reliés à la parentalité. Faites des petits pour sauver la nation, et l’on va vous donner de l’argent. Le Québec – pour sauver la face – en est rendu à la politique de la subvention, voire la prime à la génitalité organisée et planifiée!

Une véritable politique familiale n’est pas celle du PQ qui nous incite à littéralement parquer nos enfants dans un CPE ou une garderie dès la naissance jusqu’à l’âge de 5 ans. Ni celle du chèque des libéraux et des adéquistes. Agir de la sorte est carrément un crime contre l’humanité. Cette humanité d’un enfant qui n’a pas demandé à venir au monde et que l’on garroche au nom d’un deuxième salaire pour suffir – à peine – aux valeurs véhiculées par une société de consommation qui s’acharne à vivre dans la superficialité.

Que le premier ministre Charest commence par tenir un discours qui mettra en valeur la famille et la nécessité de faire des choix avant de proposer des chèques. Alors, les citoyens du Québec se rendront compte qu’un enfant n’est pas une question d’impôt, de garderies ou de crédit et d’argent. C’est une question d’amour et d’engagement personnel. Point à la ligne.

Vous ne faites plus d’enfants au Québec? Et bien, crevez collectivement. Vous ne méritez pas de survivre.

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