Une fin de semaine mouvementée dans la région de Saint-Sauveur

par Ève Ménard
Une fin de semaine mouvementée dans la région de Saint-Sauveur
Le Steak Frites St-Paul et le Amir à Saint-Sauveur ont été complètement détruits par les flammes. (Photo : Ève Ménard)

Deux restaurants partent en fumée

Les restaurants Steak Frites Saint-Paul et Amir situés sur l’avenue de la Gare à Saint-Sauveur ont été complètement détruits par les flammes dans la nuit du 3 au 4 novembre. C’est à 0 h 52 que le Service de sécurité incendie Saint-Sauveur/Piedmont a reçu l’appel. Un total de 40 pompiers provenant de Sainte-Adèle, Morin-Heights, Sainte-Anne-des-Lacs, Piedmont et Saint-Sauveur, se sont déplacés sur les lieux de l’incendie. Malgré tout, il s’agit d’une perte totale pour les deux bâtiments.

 

Gérald Plante soutient qu’il s’agirait probablement d’un problème électrique, et donc d’un feu accidentel. Il n’écarte pas non plus la possibilité que les pannes de courant répétées durant la fin de semaine aient eu un rôle à jouer dans le déclenchement de l’incendie. Mais tout reste à vérifier et rien encore ne peut être conclu.

Sauvé par le mauvais temps

Dans l’après-midi de samedi, le 2 novembre, un autre feu s’est déclaré au Jean Coutu de Saint-Sauveur situé sur l’avenue de la Gare. Heureusement, les dommages ont été mineurs et la pharmacie a pu rouvrir ses portes dès le lendemain matin. Le chef du Service de sécurité incendie Saint-Sauveur/Piedmont explique que ce qui a sauvé le bâtiment, c’est justement les nombreux appels causés par le mauvais temps. « Dû aux grands vents, il y a eu plusieurs feux électrices sur les arbres ou des feux causés par des gens qui chauffaient trop avec leurs foyers. »

Lorsque le feu s’est déclenché au Jean Coutu, étant donné qu’il y avait déjà beaucoup de personnel à la caserne, ça n’a pris que trois minutes aux pompiers pour se rendre sur place. « Habituellement, le temps de réponse est beaucoup plus long. C’est entre quinze et vingt minutes. On aurait eu une perte beaucoup plus importante », rajoute Gérald Plante.

Une fin de semaine dans le noir

Le vendredi 1er novembre, des vents importants ont causé une grande vague de pannes de courant dans la province. Les Laurentides furent une des régions les plus touchées. À 6 h dimanche, selon Radio-Canada, 21 250 foyers étaient toujours privés d’électricité.

À Piedmont, la municipalité a choisi d’ouvrir samedi et dimanche, partiellement, l’hôtel de ville pour les sinistrés. La mairesse de Piedmont, Nathalie Rochon, elle-même privée d’électricité depuis vendredi matin, a passé une bonne partie de sa fin de semaine à cet endroit. Du café, des collations et la possibilité de prendre une douche ou de recharger son téléphone étaient offerts aux résidents dans la même situation qu’elle.

« On n’avait personne d’Hydro-Québec à Piedmont en fin de semaine. Ça n’a pas bougé depuis samedi matin. Là ils sont de retour sur notre territoire. Ce matin, ils nous ont dit que pour 23 h, tout le monde devrait être rebranché. », nous mentionne la mairesse le lundi 4 novembre, en avant-midi. Encore 167 résidants de la ville se retrouvaient toujours sans électricité à ce moment-là. « Ils nous promettent quand même que ça va être fait aujourd’hui, mais on ne voit pas beaucoup d’actions », ajoute-t-elle.

À 6 h lundi, il y avait toujours 6500 pannes de courant sur le territoire des Laurentides dont 2500 dans la MRC des Pays-d’en-Haut, secteur le plus touché de la région.

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