Vélo de montagne : Des sommets insoupçonnés d’inscriptions

Par Luc Robert (initiative de journalisme local)
Vélo de montagne : Des sommets insoupçonnés d’inscriptions
(Photo : Archives)

Fondé en 2012, le club Vélo des Pays-d’en-Haut (VPDH) dépasse des sommets d’inscriptions, en vue de la prochaine saison, au point où la liste d’attente déborde.

Décrit sur son site internet comme un regroupement comprenant plus de 200 jeunes adeptes, dès l’âge de 6 ans et à tous les niveaux, VPDH doit contrôler sa popularité pour opérer. « Au niveau des inscriptions, on est en voie de connaître notre plus grande année : nous avons arrêté à 250 participants, en plus de créer une liste d’attente. On doit limiter ça pour pouvoir fonctionner selon nos capacités », a dévoilé Mme Julie Prégent, présidente du conseil d’administration de VPDH.

Le club accueille les jeunes qui font du vélo pour le plaisir, mais aussi ceux qui veulent s’enrôler dans le volet compétitif.

« L’engouement marqué pour le vélo de montagne est phénoménal : ça explose ! On développe des adeptes pour le volet récréatif, mais aussi pour ceux en développement compétitif, avec l’équipe Plaisirs gastronomiques (PG). Notre but reste de faire découvrir aux jeunes le plaisir de rouler dans les plus beaux sentiers de la région des Laurentides, tout en améliorant leur forme et leur technique. »

Mme Julie Prégent, présidente du conseil d’administration de VPDH.

Victime de sa popularité

L’équipe d’entraîneurs certifiés de VPDH aide les jeunes à se dépasser, ou encore à découvrir la passion du vélo de montagne. Or, un tel raz-de-marée d’inscriptions nécessite aussi des effectifs supplémentaires.

« On veut toujours offrir un encadrement de qualité aux jeunes, en vélo de montagne de style cross-country. Mais là, nous connaissons un manque d’entraîneurs. Ça prend plus de coachs, car nous formons présentement des plus petits groupes, pour suivre le maximum alloué de huit participants par groupe et maximiser l’entraînement. »

« Nous recrutons des entraîneurs via Cycling Canada, ou encore dans nos propres rangs, soit parmi nos plus vieux ou nos athlètes d’élite. Ce n’est pas évident de faire ce repositionnement, mais nous sommes très satisfaits de l’agrandissement des rangs du club », a repris Mme Prégent.

Ouverture retardée

Comme plusieurs autres sports, les dates d’ouvertures du club se matérialiseront selon les consignes de la Santé publique.

« Nous avons espoir de tenir une saison complète. Nous devions amorcer nos opérations le 29 avril (volet récréatif), mais tout dépendra des conditions extérieures et du virus. Nos sentiers sont encore fermés vu le dégel. On devrait être bon pour pédaler au début de mai. Et oui, des gens sont masqués en randonnée, s’il est impossible d’avoir une distanciation de deux mètres. »

Rareté

Comme c’est le cas dans les grands centres, les commerces spécialisés de la région ont tenté de se monter une réserve de pièces de vélo.

« L’afflux de multiples cyclistes peut être source de débordements, non seulement sur les sentiers, mais aussi aux magasins spécialisés. Ces derniers reçoivent des demandes massives pour des chaînes de vélos, des bandes de freins ou même des achats de vélos neufs. »

Calendrier à repenser

VPDH, un organisme à but non lucratif, multiplie les acrobaties pour présenter un calendrier réalisable d’épreuves.

« Il faut aussi respecter les normes de courses et de santé. Habituellement, tout l’encadrement est prévu à l’avance. Mais avec la COVID, nous avons deux courses régionales dont les dates demeurent incertaines. On se prépare pour l’été pareil, mais on sait déjà que l’épreuve de Tremblant est annulée. La dizaine de courses de la Coupe du Québec (circuit FQSC) reste sur la glace pour l’instant. Localement, en août 2020, on est parvenu à tenir in extremis une épreuve au parc Basler, à Morin-Heights. »

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