Vélo de montagne : L’offre s’agrandit à Morin-Heights

Par Marie-Catherine Goudreau
Vélo de montagne : L’offre s’agrandit à Morin-Heights
Samuel Nault, Eric Baron, Julie Prégent, Marie-Hélène Turbide, Jean Charlebois, Tim Watchorn, Martin Giroux et William Viale. (Photo : Courtoisie)

Une dizaine de kilomètres seront ajoutés à l’offre de vélo de montagne à Morin-Heights, grâce à une collaboration entre le club Vélo Pays-d’en-Haut, Sommet Morin-Heights et la Ville.

Ces sentiers seront situés sur les terrains de Sommet Morin-Heights et rejoindront ceux du Parc Basler, qui comptent 14 km. Ces pistes sont actuellement utilisées en hiver pour pratiquer la raquette ou le ski de fond et pour de la randonnée pédestre à l’été. Le projet vise le développement et l’aménagement de 10 à 13 km de sentiers pour le vélo de montagne.

C’est grâce à une subvention de 150 000 $ obtenue par le club que le projet en branle depuis 2 ans se réalisera dès le printemps. L’entente entre les trois parties a été approuvée par le conseil municipal de Morin-Heights lors de la dernière séance du 17 novembre.

Avec l’engouement pour le vélo de montagne et l’augmentation de son nombre de membres, le club Vélo Pays-d’en-Haut avait besoin de plus d’espace. « Nos réseaux de sentiers sont quand même précaires et fragiles. Ça nous prenait des infrastructures pour accueillir tous ces gens », explique Marie-Hélène Turbide, membre du conseil d’administration du club et responsable du projet de sentiers. Le club Vélo Pays-d’en-Haut compte actuellement 232 membres et plus de 400 parents et amis y sont impliqués.

Il s’agira d’un site accessible à tous pour pratiquer le vélo de montagne, mais aussi un centre d’entrainement pour les athlètes du club. Les usagers pourront profiter des installations de Sommet Morin-Heights, comme le stationnement et le chalet principal, explique Mme Turbide.

Accessible été, comme hiver

« Dès que Vélo Pays-d’en-Haut nous a approchés pour ce projet, on a embarqué », explique Martin Giroux, directeur de Sommet Morin-Heights. Ce n’est pas la première fois que la station de ski fait des partenariats pour développer des activités sportives en nature. « Il y a quelques années, il y a eu le même principe qui s’est produit avec Fondeurs Laurentides. Ils nous ont approchés pour faire le développement de sentiers de ski de fond sur nos terrains. Le développement de sentiers de vélo est un peu la continuité de ça », poursuit-il.

Il s’agit d’un beau projet pour la ville et la région, affirme M. Giroux. « C’est une offre assez alléchante pour les gens qui veulent faire du vélo de montagne et découvrir des nouvelles régions. »

Ce projet vient répondre aux besoins de la Ville pour agrandir l’offre de sentiers pérennisés, croit Mme Turbide. « Ça permet d’avoir un réseau total plus vaste et varié en niveau de difficulté », soutient-elle. Cet agrandissement de l’offre attirera un plus grand nombre d’adeptes et peut-être même des évènements sportifs, selon la responsable du projet.

Un plus grand terrain de jeux

En connectant les sentiers de Sommet Morin-Heights au Parc Basler, c’est près de 27 km qui seront accessibles. L’objectif est de relier ces deux territoires pour offrir un plus grand espace pour le vélo, explique M. Giroux. « Il y a déjà la piste CN qui vient connecter le parc à nos terrains. C’est un très beau pont pour traverser du Parc Basler à Sommet Morin-Heights », ajoute-t-il. La piste CN a par ailleurs déjà été améliorée cet été par la Ville pour pratiquer le vélo.   

« Ça va permettre de répartir l’offre et de désengorger nos pistes à Basler. C’est un projet très intéressant pour la Ville », souligne de son côté le maire de Morin-Heights, Tim Watchorn. Alors que les membres du club Vélo Pays-d’en-Haut utilisent beaucoup les pistes de la ville, M. Watchorn croit que l’offre de sentiers supplémentaires sera positive pour réduire l’achalandage dans le parc.

À l’exception du support technique, ce projet ne coûte rien à la Municipalité, a mentionné M. Watchorn lors de l’assemblée. C’est d’ailleurs la Ville qui sera responsable d’assurer les sentiers, comme c’est le cas pour les pistes de ski de fond avec Fondeurs Laurentides, affirme le maire.

De l’entente à l’action

Les tracés ont déjà été faits sur des cartes et les appels d’offres débuteront dès cette semaine pour l’aménagement des sentiers. « Ça nous prend une expertise pour les endroits plus escarpés, mais il y aura aussi un côté pour les bénévoles », explique M. Giroux. Les travaux devraient commencer dès la fonte des neiges, soutient Mme Turbide.   

Les sentiers pourraient être accessibles à tous d’ici le milieu de l’été. « Ce ne sera peut-être pas à 100 %, mais on aura sûrement une bonne étape de franchi », explique M. Giroux. Comme les sentiers sont pour la plupart déjà existants, les travaux ne seront pas si majeurs, croit-il.

Il n’y aura pas de sentiers extrêmes ou de niveau élevé dans ces nouveaux tracés. « Ce sera accessible pour les familles. Il y aura des sentiers de différents niveaux, un peu comme on retrouve dans les autres réseaux de la région », affirme Mme Turbide.

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