Vincent Vallières fête le Québec à Saint-Sauveur

Françoise Le Guen
Vincent Vallières fête le Québec à Saint-Sauveur
Dans le cadre de la Fête nationale, Saint-Sauveur présentera le dimanche 23 juin le spectacle de Vincent Vallières Le temps des vivants, de 20h30 à 22 h, au Parc Georges-Filion. (Photo : Courtoisie - Jocelyn Riendeau)

Saint-Sauveur accueillera Vincent Vallières pour célébrer la Fête nationale, le dimanche 23 juin. L’auteur-compositeur-interprète et ses musiciens offriront un spectacle qui se veut festif et rassembleur, avec ses chansons les plus connues, souvent les plus rythmées.

Nous en avons profité pour nous entretenir avec Vincent Vallières, afin de découvrir qui est l’homme derrière l’artiste qui porte le Québec dans son cœur.

Qu’est-ce qui vous inspire quand vous composez ?

J’essaie d’écrire essentiellement sur ce que je connais, ce que j’aime. J’essaie de me baser sur ce qui est palpable pour moi. Je me suis rendu compte que les sujets que je maîtrise ou les émotions que je vis par exemple, dans la mesure où je suis capable de m’en servir pour écrire des chansons, ça ne fait pas nécessairement des chansons qui parlent de moi, mais ça amène beaucoup de vérité. Et j’essaie depuis quelques années de garder mes chansons les plus réalistes possible, d’être à l’affût concernant tout ce qui se passe dans la société, parce que tout peut être sujet à chansons.

Quel genre de musique écoutez-vous ?

J’écoute beaucoup de chansons québécoises. J’aime les nouveaux artistes émergents du moment, les artistes de rap entre autres. Et je continue à suivre ce que font les artistes de ma génération. J’aime aussi beaucoup la musique indie rock qui vient d’un peu partout sur la planète. Le rap, mes enfants en écoutent énormément et ça me permet de rester au diapason avec ce qui se passe.

Si vous n’étiez pas auteur-compositeur-interprète, que feriez-vous ?

Je ne sais plus ce que je ferais, ça fait longtemps que je chante et que je fais des disques! Mais avant mes deux premiers albums, j’ai fait des études en enseignement. Et quand j’ai la chance d’aller dans des écoles primaires ou secondaires, j’aime rencontrer les étudiants. Alors peut-être que je travaillerais dans le domaine de l’éducation.

Vous y animez des ateliers d’écriture ?

Oui ou des ateliers sur mon parcours en tant qu’auteur-compositeur. D’autres fois, c’est plus en lien avec la langue française que l’écriture à proprement parler. Ce que j’aime, en fait, c’est d’aller voir les jeunes. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce qu’ils aiment lire, écouter comme musique, ce qu’ils aiment faire. Aller dans leur milieu, les voir évoluer, c’est pour moi une source d’inspiration.

Quelle est la place de la poésie, de la littérature, dans votre vie ?

La poésie, j’en lis beaucoup quand j’écris des chansons. La dernière année, j’ai lu beaucoup d’auteurs québécois. Je trouve qu’il y a des auteurs extraordinaires qui émergent. Je lis en ce moment le premier roman de Daniel Grenier L’année la plus longue, c’est un livre remarquable! J’adore les livres d’Éric Plamondon, de William S. Messier, un Estrien de mon coin de pays. J’aime aussi beaucoup Jean-Philippe Baril Guérard. Je trouve que la qualité de notre littérature est exceptionnelle. J’aime les lire et les suivre aussi parce que c’est des gars de ma génération, c’est facile pour moi de m’approprier leur propos.

Quel regard portez-vous sur la société ?

Je dirais qu’envers et contre tous, j’essaie d’être optimiste. Je pense qu’on gagnerait à écouter un peu plus les jeunes. Je pense qu’on gagnerait aussi à ne pas toujours amenuiser l’impact qu’ont les gens qui s’impliquent pour la planète. Il y a toute une population qui lance un cri du cœur pour dire qu’on a des défis importants à relever collectivement, planétairement parlant, et je pense que c’est le temps de se retrousser les manches. Ça peut être éreintant de sentir parfois que nos dirigeants ne nous écoutent peut-être pas comme ils devraient le faire!

 

Ses coups de cœur de la région

J’ai des amis qui habitent Sainte-Adèle, entre autres mon sonorisateur. J’y suis allé pour enregistrer certaines maquettes il y a quelques années et j’en ai profité pour me promener dans le bois et dans les sentiers. J’ai couru souvent sur la piste cyclable Le P’tit Train du Nord et je passe des fins de semaine au Chantecler. C’est un coin de pays que je connais bien, que j’aime beaucoup et où je me sens à la maison!

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