Vins biologiques, biodynamiques et vins «nature» :Que sont-ils donc vraiment?

Par Production Accès
Vins biologiques, biodynamiques et vins «nature» :Que sont-ils donc vraiment?

Tout d’abord, il faut savoir que ces vins représentent approximativement de 10 % à 12 % des vins vendus dans le monde et qu’ils témoignent d’une demande réelle des consommateurs pour des produits plus sains qui n’est pas juste une mode. Les vins bio et biodynamiques représentent la majorité de ces vins alors que les ventes de vins dits ‘’nature’’ sont moins importantes mais en bonne progression. Ce que ces vins ont de commun : le respect de l’environnement et de la vigne, la recherche de la pérennité des sols, la réduction des sulfites et la réduction des intrants chimiques. Mais que sont-ils donc?

 

Les vins ‘’bio’’ selon l’organisme Ecocert (Europe) ce sont des vins qui n’utilisent pas de produits chimiques de synthèse (pas d’insecticides) ni d’OGM, qui limitent les sulfites, qui maintiennent la biodiversité et le respect des cycles naturels et du bien-être animal.

Les vins issus de l’agriculture ‘’biodynamique’’ : La biodynamie, c’est un système, une philosophie de production qui équilibre plante, sol et environnement tout en tenant compte de l’influence des forces célestes et terrestres. Selon l’organisme Demeter (qui en gère la certification et l’application) c’est une forme d’agriculture biologique à la fois holistique, régénérative et positive. Pour devenir ‘’biodynamie’’ on doit déjà être certifié en bio. On utilise moins d’intrants qu’en bio et on doit utiliser des préparations biodynamiques naturelles. On ne doit rien ajouter au vin et on doit limiter l’ajout de sulfites, en fait, encore moins qu’en bio.

Les vins bio et biodynamiques utilisent la ‘’bouillie Bordelaise’’ à base de cuivre pour contrôler le mildiou (maladie de la vigne). Bien que les quantités soient limitées par des règlements, un des problèmes grandissants avec cette méthode est l’accumulation de cuivre dans le sol.

Quant aux vins dits ‘’nature’’ : Il n’y a pas d’organisme de certification similaire à Ecocert et à Demeter. Conséquemment, on ne sait pas trop finalement à quoi s’attendre de ces vins. Disons d’emblée que ce sont des vins sans soufre ajoutés et qui ne devraient pas contenir rien d’autre que ce qui est issu du raisin. Donc ce sont des vins supposément mis en bouteille sans intrant, ni additif. Il n’y a pas de système d’identification reconnu sur les bouteilles comme pour les vins bio et biodynamiques pour aider les consommateurs à les repérer.

La question des sulfites

Si on prend le cas d’un vin rouge sec, le montant de sulfites alloué pour l’agriculture conventionnelle est de 160 mg/l alors que le bio ne permet qu’un maximum de 100 mg/l et la biodynamie un maximum de 70 mg/l. Les vins ‘’nature’’ ne devraient pas en contenir plus de 30 mg/l pour pouvoir dire ‘’sans soufre ajouté’’. Il faut savoir que le vin peut toujours contenir du soufre de source naturelle. Il n’y a donc pas de vins ‘’zéro sulfite’’.

Ces sulfites agissent entre autres comme stabilisateurs du vin. Moins on ajoute de sulfites et plus le vin peut devenir instable. Cette instabilité peut créer des arômes plus ou moins agréables si par exemple, les conditions sanitaires du chai et les conditions de transport ne sont pas idéales (camions et bateaux non réfrigérés par exemple).

Alors, afin de vous aider à vous faire une idée sur ces vins, je vous suggère ces trois vins issus de l’agriculture bio et biodynamie. Vous pouvez accéder aux notes de dégustation en utilisant le lien suivant sur mon blogue www.vinformateur.com: : http://bit.ly/2NWs2eR

Domaine Fouet, Pour ma Gueule (P.M.G.), Petnat (pétillant naturel), vin bio, 23,15 $, cépage : Chenin Blanc, méthode ancestrale, taux de sucre : 2.6 g/l, code SAQ : 13497802.

 

Aranleon, Blés, Blanco, Joven, Valencia, vin bio blanc, 2018, 13,95 $ , cépages : Macabeo 60 %, Sauvignon Blanc 40 %, sucre : 2.0 g/l, code SAQ : 13792422.

 

Château Maris, Syrah, Les Planels, Cru La Livinière, vin rouge biodynamie, 2014, 28,60 $, code SAQ : 13075474.

Bonne dégustation!

Claude Lalonde

Sommelier

www.vinformateur.com

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