Voir les conséquences… «eau-delà»…

Par Journal Accès

Pour une consommation responsable de l’eau

Il y a quelques semaines j’ai reçu par courriel un document où déferlaient des images et des propos assez inquiétants sur ce que pourrait être la vie de l’humanité en deux mille quelque chose, alors que les réserves d’eau potable seraient en voie de disparaître. Mort de millions de personnes, des milliers d’autres atteintes de maladies rénales, des guerres, des gens aux crânes rasés pour ne pas avoir à se laver les cheveux, des usines de désalinisation de l’eau de mer… l’apocalypse, quoi.

Bien que ce genre de document alarmiste de fin du monde rapprochée m’horripile au plus haut point, je dois avouer que ça m’a fait réfléchir sérieusement à l’eau, à la façon dont on la traite, à la façon qu’on la consomme.

Au Québec, l’accessibilité à de l’eau potable est une chose acquise, voire normale. C’est facile à comprendre, 3% des réserves mondiales en eau potable se retrouvent chez nous.

Alors que 1,4 milliards de personnes sur la planète sont privées d’eau potable, nous, Québécois, consommons en moyenne 400 litres d’eau par jour (la quantité d’eau nécessaire est évaluée à 80 litres d’eau par jour par personne). La moyenne canadienne se situe à 350 litres, alors que la mondiale est de 137 litres par personne par jour.

400 litres… par personne… par jour!

Décidément, il y a un problème… ou plutôt il s’en présentera un si nous continuons ainsi…

Je suis donc partie à la recherche de moyens, mais encore plus de nombres de litres que je peux facilement économiser sans pour autant m’infliger la déshydratation et la malpropreté.

Voici quelques chiffres intéressants…
– Un boyau d’arrosage débite 1000 litres d’eau à l’heure.
– En limitant notre usage des boyaux d’arrosage, nous pouvons facilement économiser de l’eau potable. Par exemple, en optant pour le balayage de l’asphalte au lieu de l’arroser, en recueillant l’eau de pluie dans un baril pour arroser notre jardin ou notre potager ou en gardant le gazon à une certaine longueur (8 cm) pour qu’il puisse garder l’humidité du sol (et ainsi empêcher l’évaporation de l’eau).
– La salle de bain représente près de 65% de la consommation totale d’eau dans une maison.

Si une telle quantité d’eau est consommée à partir de la salle de bain, nous pouvons certainement voir de quelles façons nous pouvons y réduire notre consommation… Par exemple, en fermant bien les robinets ou en les réparant s’ils fuient, on peut économiser de 140 à 680 litres d’eau par jour. Puis, nous pouvons éviter de gaspiller 8 litres d’eau à chaque fois qu’on ferme le robinet lorsqu’on se brosse les dents ou qu’on se rase.

Bien sûr, il existe des tonnes de façons d’éviter de gaspiller l’eau. Mais, avouons-le, limiter notre usage du boyau d’arrosage et vérifier à ce que l’eau ne coule pas inutilement dans la salle de bains, c’est efficace, relativement facile à faire et pas trop compromettant.

En terminant, je vous invite à visiter le Site web de l’eau douce (Environnement Canada) pour en apprendre davantage: www.ec.gc.ca/water/f_main.html; ou encore le site de la Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau (Eau Secours!): www.eausecours.org.

ENCADRÉ

photo : celle du 6 avril, page 14??? (le sujet était justement la sauvegarde des lacs…)

surtitre : À ne pas manquer

Titre : «Un ruban de vie pour nos lacs»…

Conférence donnée par Benoit Bertrand, propriétaire de la Pépinière Rustique: samedi le 5 mai, de 10h à 12h, à la Place Lagny, Sainte-Agathe-des-Monts.

Renseignements: 819-326-7541

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